Assemblée nationale  : L’He Paulin Akponna Kingnidé salue un « Code des forêts et de la faune » résolument tourné vers le développement durable

Société

Lors de l’examen du projet de « Loi portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin », le député Paulin Akponna Kingnidé a plaidé ce lundi pour l’adoption d’un texte qu’il qualifie de réponse « courageuse, innovante et durable » aux défis environnementaux du pays.

Dès l’entame de son intervention, l’élu a tenu à saluer la présence des membres du Gouvernement, avec une mention particulière pour le Ministre du Cadre de vie, du Transport et du Développement durable, à qui il a souhaité « plein succès dans ses nouvelles fonctions ».

Un constat alarmant, un cadre juridique attendu

Le député a rappelé l’urgence de la situation : recul du couvert végétal, menace d’extinction pesant sur plusieurs espèces animales. Selon lui, ces phénomènes trouvent leur origine dans la déforestation, la pression démographique, la transhumance, la chasse illégale et le braconnage. À cela s’ajoute, a-t-il souligné, « l’absence d’un cadre juridique et institutionnel adéquat », lacune que le nouveau code ambitionne de combler.

Cinq innovations au cœur du projet

Pour le parlementaire, le texte gouvernemental marque une rupture avec les pratiques antérieures. Il en retient cinq avancées majeures : Une vision moderne et intégrée* de la conservation des écosystèmes ;une gestion fondée sur la science et les données* pour une meilleure prise de décision ;ne lutte renforcée* contre la criminalité faunique ;la mise en place de mécanismes de financement durable* du secteur forestier ;une implication accrue des communautés locales* dans la gestion des ressources.

L’arrimage au développement économique : une réserve levée

Tout en se félicitant de la démarche gouvernementale, M. Kingnidé a rappelé les réserves qu’il avait formulées lors du séminaire de Grand-Popo. Celles-ci portaient sur la nécessaire cohérence entre le futur code et la stratégie nationale de développement économique, articulée autour des six pôles de développement territorial.

Il a insisté sur la nécessité de concilier la préservation des ressources naturelles avec les impératifs économiques et sociaux : poursuite de la diversification agricole, accélération de l’industrialisation, sécurisation des parcs et sites touristiques face aux menaces terroristes régionales pour promouvoir l’écotourisme, et maintien d’un mix énergétique fiable.

À l’issue des travaux en commission, le député a indiqué que ses inquiétudes avaient été dissipées. Il salue notamment la proposition d’une « gouvernance plus participative », adossée à un cadre de concertation intersectorielle destiné à assurer la synergie entre toutes les parties prenantes.

 

Des hommages appuyés à l’Exécutif

Dans son allocution, Paulin Akponna Kingnidé a rendu un hommage appuyé au Président de la République, Patrice Athanase Guillaume Talon, qu’il a qualifié d’ »homme de vision, de méthode et de rigueur ». Il a également salué « la cohérence » de l’action du Président Romuald Wadagni, dont la loi-cadre sur l’environnement, votée à l’unanimité la veille, constitue selon lui « une parfaite illustration ».

Il a enfin félicité le Président de l’Assemblée nationale pour l’ordre d’adoption des textes, ainsi que le Président de la Commission du Plan, de l’Équipement et de la Production pour la rigueur de ses travaux.

 

Boniface KABLA

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INTERVENTION DU DÉPUTÉ PAULIN AKPONNA KINGNIDÉ

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Je vous remercie de m’avoir donné la parole et je salue la présence parmi nous des Ministres du Gouvernement particulièrement le Ministre du Cadre de vie, du Transport et du Développement durable lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions.

« La loi soumise à notre étude ce jour en vue de son adoption s’intitule : « Loi portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin »

Il ne serait pas superflu de rappeler ici les défis relatifs à la gestion des forêts et de la faune que sont le recul du couvert végétal et la menace d’extinction qui pèse sur plusieurs espèces animales.

Ces défis, qui nous interpellent tous, ont pour causes : la déforestation, la démographie et la transhumance puis la chasse illégale et le braconnage ainsi que l’absence d’un cadre juridique et institutionnel adéquat.

C’est justement sur ce dernier point que je voudrais m’arrêter pour reconnaître ici publiquement le mérite de l’homme de vision, de méthode et de rigueur qui a révélé au monde entier que « le Bénin a véritablement et définitivement trouvé son chemin », je voudrais nommer très respectueusement le Président Patrice Athanase Guillaume TALON. Aussi voudrais-je reconnaître au Président de la République, Son Excellence Monsieur Romuald WADAGNI, la cohérence de son action gouvernementale, résolument inscrite dans la continuité, et dont la loi cadre sur l’environnement votée hier à l’unanimité, après de longs et riches débats, constitue une parfaite illustration.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, c’est aussi pour moi le lieu de saluer votre génie pour avoir fait passé la loi sur l’environnement avant celle-ci et féliciter le Président de la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production pour sa rigueur.

Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Ces défis appellent des réponses courageuses, innovantes et durables. C’est pourquoi le Gouvernement, à travers cette loi, propose une série d’innovations pour une gestion plus efficace de nos forêts et de notre faune.
Je retiens entre autres innovations :
1. une vision moderne et intégrée de la conservation ;
2. ⁠une gestion fondée sur la science et les données ;
3. ⁠une lutte renforcée contre la criminalité faunique ;
4. la proposition des mécanismes de financement durable du secteur forestier ;
5. une meilleure implication des communautés locales.

Cependant, j’ai exprimé des réserves lors du séminaire de Grand-Popo sur l’avant Projet de loi. Elles visent essentiellement l’arrimage de ladite loi avec la stratégie de développement économique du pays, qui s’articule autour de six pôles de développement territorial, nouvel organe dans la structuration de la gouvernance du pays dont il conviendra désormais d’intégrer.

En effet, la problématique de la gestion des forêts et de la faune est aujourd’hui un enjeu majeur de développement durable. Elle consiste à concilier la préservation des ressources naturelles avec les besoins économiques et sociaux des populations par la prise en compte des autres défis liés à la compétitivité de l’économie nationale que sont :
1. la poursuite de la politique de diversification agricole afin de continuer par accroître la production nationale et réduire la dépendance vis-à-vis des importations ;
2. la poursuite de la politique d’industrialisation afin de continuer par augmenter la valeur ajoutée des exportations ;
3. ⁠l’amélioration de la sécurité de nos Parcs d’attractions, de nos sites culturels et historiques, face aux menaces terroristes régionales, afin de réduire le risque pays et de promouvoir davantage l’écotourisme ;
4. ⁠le maintien d’un bon mix énergétique pour garantir un approvisionnement fiable et continu de l’énergie.

À l’issue du séminaire ainsi que des travaux de Commission qui s’en sont suivis, j’ai pu noter que le Gouvernement propose par ailleurs une gouvernance plus participative basée sur la mise en place d’un cadre de concertation intersectorielle, ce qui augure d’une parfaite synergie d’actions entre l’ensemble des parties prenantes de l’économie nationale. Mes réserves sont ainsi devenues caduques.

« Monsieur le Président, chers collègues Députés à l’Assemblée Nationale, il ne me reste qu’à nous inviter à voter, à l’unanimité, favorablement pour cette loi.

Je vous remercie !!! »

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