Lever les obstacles administratifs et rendre effective l’intégration économique : Les propositions de la DG « Les Fruits Tillou » aux parlementaires de la Cedeao

Economie & Tech

En accueillant une délégation parlementaire ouest-africaine mercredi  29 juillet 2026, la directrice générale de Les Fruits Tillou fait des propositions aux  États de la CEDEAO. Elle les invite à  s’inspirer de modèles éprouvés à l’international pour lever les obstacles administratifs et rendre effective l’intégration économique.

Devant les parlementaires de la CEDEAO, la responsable de l’entreprise agroalimentaire a mis en avant l’expérience de son groupe sur le marché chinois. Pour exporter de l’ananas frais vers Pékin, chaque maillon de la chaîne est identifié : l’exportateur, la plantation et le centre de conditionnement possèdent chacun un numéro unique.
À ce système de traçabilité s’ajoute un contrôle phytosanitaire strict visant à protéger le territoire chinois de tout organisme nuisible. « Quand toutes ces exigences sont respectées, les exportations se déroulent avec une fluidité exemplaire », a-t-elle relevé. Et de suggérer l’adoption d’un mécanisme similaire dans l’espace communautaire afin de sécuriser et d’accélérer les flux.

 

Aux frontières, l’intégration se heurte aux lourdeurs

Le tableau dressé est toutefois moins reluisant à l’intérieur de la CEDEAO. Malgré les engagements en faveur de la libre circulation, la dirigeante déplore des pratiques qui contredisent le discours officiel.
Quarantaines répétées, inspections multiples, formalités administratives : les délais s’accumulent. Elle évoque également des immobilisations de camions durant de longues heures, parfois liées à des exigences de versements informels. « Ces retards se traduisent par un coût élevé pour les opérateurs, singulièrement lorsqu’il s’agit de produits périssables », a-t-elle souligné.

 

Trois leviers pour rendre les MPME compétitives

Pour sortir de cette situation, la DG Bertille Guèdègbé Marcos formule trois recommandations.
D’abord, doter les postes frontaliers de moyens et de procédures réellement fonctionnels.

Ensuite, harmoniser les règles d’un pays à l’autre afin d’éviter les interprétations disparates.

Enfin, faire évoluer le rôle des administrations : d’organes de contrôle vers des structures d’appui aux entreprises.
« Nous parlons beaucoup d’intégration. Mais tant que les obstacles persisteront aux frontières, elle restera une intention et non une réalité économique », a-t-elle souligné avant de conclure: « L’uniformisation et la simplification des formalités sont indispensables si nous voulons que les entreprises ouest-africaines puissent commercer entre elles et créer davantage de richesse sur le continent. »

 

B. KABLA

 

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