Église du Christianisme Céleste : Un comité transitoire pour l’organisation du prochain pèlerinage de Sèmè 2026

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Le processus de réunification au sein de l’Église du Christianisme Céleste franchit une étape décisive. Par décision en date du 23 septembre 2026, le Conseil Supérieur de Mise en Œuvre a officialisé la création d’un comité transitoire chargé de l’organisation du prochain pèlerinage de Sèmè, placé sous le sceau de l’unité retrouvée.

 

La date du 23 septembre 2026 fera date dans l’histoire de l’Église du Christianisme Céleste. Par la décision N°005-2026/ECC/CSM/CG/SA, le Coordonnateur Général du Conseil Supérieur de Mise en Œuvre, le devancier Bertin Bada, a procédé à l’installation officielle du comité transitoire d’organisation du pèlerinage de Sèmè 2026.
Cet acte de haute portée ecclésiale s’inscrit en droite ligne des décrets N°2026-310 et 311 du 13 mai 2026 portant création du CSMO et fait suite à la décision N°004-2026. Il intervient également en réponse à la correspondance N°167 du 21 septembre 2026 du Révérend Pasteur Bennett A. Adeogun, président du comité directeur du siège suprême, traduisant ainsi une parfaite concertation entre le Conseil et la plus haute autorité spirituelle de l’Église.

Une architecture inclusive au service de l’unité

Loin d’un simple acte administratif, la composition du comité révèle une volonté manifeste de réconciliation. Le Conseil a en effet mis en place un collège de sept personnalités représentatives de toutes les sensibilités de l’Église :

Patrice Lachimi et Marcellin Zannou pour la tendance de Porto-Novo, Alain Yovo pour la tendance d’Imèko, André Amoussou pour les tendances de l’intérieur du Bénin, Gilles Gabellus pour les autres diocèses extérieurs, Kouessivi L. Assogba pour le CSMO et William Philippe Tchekpe pour la structure étatique compétente en matière d’organisation des grands événements.

La présence d’un représentant de l’État est un signal fort. Elle traduit l’ambition du Bénin d’élever le pèlerinage de Sèmè au rang des grands rassemblements internationaux, avec les exigences de rigueur, de sécurité et de professionnalisme qui s’imposent.

En intégrant toutes les tendances sans exclusive, le CSMO décrète de facto que Sèmè 2026 sera le Pèlerinage de la Réconciliation.

Leadership pastoral et exigence de redevabilité

L’article 3 de la décision confie la présidence de ce comité transitoire au pasteur Patrice Lachimi, premier vice-président du siège suprême. Un choix qui allie légitimité spirituelle et capacité de coordination, chargé de conduire les travaux en concertation permanente avec les instances de tutelle.

Le cadre de travail est clairement balisé. L’article 2 impose le respect des règles de l’ECC, des lois de la République du Bénin et des orientations du CSMO.

Mais l’innovation majeure réside dans l’article 4, qui instaure une gouvernance de la transparence. Le comité est soumis à une obligation de compte rendu bi-hebdomadaire au Révérend Pasteur Bennett A. Adeogun et au Coordonnateur Général du CSMO, portant sur l’état d’avancement des travaux, les difficultés rencontrées et les recommandations.

Par cet acte fondateur, le Conseil Supérieur de Mise en Œuvre ne se contente pas de préparer un pèlerinage. Il envoie un message fort à l’ensemble de la communauté céleste, au Bénin et dans la diaspora : l’Église du Christianisme Céleste est résolument entrée dans l’ère de l’unité d’action.

Boniface KABLA