Les centrales exigent la rétrocession des défalcations, le dialogue s’enrhume…

Politique

Les responsables syndicaux ne veulent pas d’une année blanche, mais exigent la satisfaction des revendications des travailleurs. Après les avancées obtenues lors de la rencontre de ce mardi, le dialogue semble s’enrhumer. Et pour cause, les responsables syndicaux exigent la rétrocession des défalcations.

Cette question, le gouvernement pensait l’avoir évacué. Erreur, les responsables syndicaux qui avaient pourtant abandonné ce point mardi y sont revenus lors de la rencontre de ce mercredi. Ils exigent la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires du mois de février 2018. Une condition sine qua non, selon les travaileurs.
La Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) qui a claqué la porte mardi à cause de ce point, à travers son secrétaire général appuyé des membres de son bureau, a clarifié sa position lors d’une conférence de presse dans l’après midi de ce mercredi 14 mars 2018 au sujet de la fronde sociale en cours au Bénin.
Kassa Mampo secrétaire général de la Cstb, a expliqué pourquoi il a claqué la porte ce mardi 13 mars alors que ses camarades sont restés pour négocier avec les membres du gouvernement.

Selon le syndicaliste, la délégation de la Cstb qu’il conduisait s’est purement et simplement retirée parce que le gouvernement estime que la question des défalcations n’est pas une priorité. « Nous sommes sortis de la salle parce que le gouvernement estime que la question des défalcations n’est pas une question prioritaire. », a-t-il précisé .

Kassa Mampo exprime le souhait des travailleurs syndicats de la Cstb d’aller à un dégel de la crise pour sauver l’année scolaire en cours. « Nous ne voulons pas d’une année blanche. Il faut que l’année soit réussie. Nous exigeons la satisfaction des revendications des travailleurs », a-t-il insisté. Mai la rétrocession des défalcations tient à cœur aux travailleurs. Pour décanter la situation, la balle est dans le camp du gouvernement