Fidjrossè, Togbin et Routes des pêches : Georges ALÉ enclenche la reconquête du domaine public

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Ce lundi 6 juillet 2026, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Georges ALÉ, a effectué une visite de terrain sur l’axe Fidjrossè Fiyégnon, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, et à Togbin, dans la commune d’Abomey-Calavi. Objectif : évaluer l’état d’avancement du projet d’asphaltage et mesurer les contraintes qui freinent sa mise en œuvre.

 

Sur le chantier, le premier constat est technique. Le déplacement des réseaux de la SBEE et de la SBIN, conjugué aux précipitations des derniers jours, a considérablement ralenti la progression des travaux. Les équipes sont à pied d’œuvre, mais le calendrier initial accuse déjà un retard.

Le second constat est structurel et plus préoccupant. Le mode de lotissement de plusieurs quartiers ne permet pas une urbanisation cohérente. Rues étroites, absence de servitudes, parcellaire désordonné : le cadre actuel compromet toute politique de ville durable.
Face à cette situation, le ministre a instruit les cadres de la Direction Générale du Développement Urbain, de l’Institut Géographique National et de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier de formuler, dans les meilleurs délais, des propositions concrètes visant à restructurer et à assainir le tissu urbain de ces zones.

Route des Pêches : fin de l’occupation anarchique

Le dossier le plus sensible concerne l’emprise publique le long de la Route des Pêches. Zones humides, zones inondables et domaine de l’État sont aujourd’hui occupés sans titre, au mépris des règles d’urbanisme et des impératifs environnementaux.

Le ministre a tranché. Il a ordonné l’accélération du processus de délimitation des zones humides du Grand Nokoué. En attendant la finalisation de cette opération, une vaste campagne de marquage sera lancée. Toutes les constructions érigées sur le domaine public seront recensées et identifiées.
Le message aux occupants est sans ambiguïté : la libération volontaire est vivement recommandée. À défaut, les autorités procéderont aux déguerpissements dans le cadre de la réglementation en vigueur.

Pour matérialiser durablement cette limite entre la ville et la lagune, la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire a reçu pour mission de finaliser au plus vite l’étude de la future « voie sur berges ». Cette infrastructure jouera le rôle d’une frontière naturelle : d’un côté la ville organisée, de l’autre l’écosystème lagunaire à préserver.

Vers des cités organisées et résilientes

À travers cette descente sur le terrain, le Gouvernement réaffirme une orientation claire : bâtir des villes modernes, mais également des villes conformes aux normes d’urbanisation, résilientes face aux changements climatiques et soucieuses de la préservation des espaces publics.

Le Président de la République, Romuald WADAGNI, a fixé le cap : celui de cités organisées. Le ministre Georges ALÉ est venu s’assurer que cette directive est traduite en actes sur le terrain.

La phase de sensibilisation est désormais close. Place à l’action.

Boniface KABLA