«La beauté : cette lumière qui ne vieillit jamais !». Tel est le titre de la Tribune de Christhelle Houndonougbo Alioza ( CHA) cette semaine. En cette semaine qui ouvre les portes de juillet, CHA nous invite à choisir «une beauté durable : celle de la bonté, de l’humilité, du pardon et du service. Efforçons-nous d’être beaux dans nos pensées, justes dans nos paroles, dignes dans nos actes et constants dans nos valeurs».
« La plus belle personne que vous rencontrerez aujourd’hui ne sera peut-être pas celle qui attirera d’abord votre regard, mais celle qui laissera la plus belle empreinte dans votre cœur. »
Chers ami(e)s,
Notre époque valorise fortement l’apparence. Les images dominent, les visages séduisent, les silhouettes attirent, les sourires s’exposent. Nous vivons dans un monde où l’on regarde avant de connaître et où l’on admire parfois sans comprendre. Pourtant, une vérité demeure : la beauté la plus profonde est celle qui échappe au regard.
Combien de personnes admirées pour leur apparence laissent derrière elles une impression de froideur, d’orgueil, d’indifférence ou de mauvais souvenirs ? À l’inverse, combien d’hommes et de femmes discrets deviennent inoubliables par leur bonté, leur humilité et leur capacité à relever les autres ? Alors que s’achève le mois de juin et que s’ouvre celui de juillet, il est opportun de réfléchir à cette richesse intemporelle : la beauté intérieure.
Par la grâce du Très-Haut, nous avons traversé ce mois avec ses joies et ses défis. Nous sommes encore debout, malgré les épreuves. Rendons-lui toute la gloire et accueillons juillet avec gratitude et espérance, dans la paix, la santé et la confiance en des jours meilleurs.
En effet, la véritable beauté ne réside pas dans les traits du visage mais dans la qualité du cœur. Elle ne dépend ni de l’âge, ni du statut, ni des richesses. Elle se manifeste dans la manière d’aimer, de parler et d’agir. Le physique séduit un instant, mais les valeurs marquent toute une vie. Comme le disait Antoine de Saint -Exupéry « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Une personne est véritablement belle lorsqu’elle inspire confiance, apaise les tensions et élève ceux qui l’entourent.
Un exemple concret nous éclaire ici : une mère de famille, discrète et sans richesse apparente, se lève chaque jour avant l’aube pour nourrir ses enfants, soutenir un voisin malade, consoler une amie en détresse, et prier en silence pour la paix de sa maison. Aux yeux du monde, elle n’a rien d’extraordinaire. Mais dans le regard de Dieu et dans la mémoire de ceux qu’elle a relevés, elle est une lumière. Voilà la beauté que les yeux ne voient pas mais que l’âme reconnaît.
La beauté atteint son sommet lorsqu’elle devient action. Elle se révèle dans les gestes simples : tendre la main à celui qui souffre, visiter une personne oubliée, encourager celui qui doute, consoler celui qui est brisé, partager avec celui qui manque, sourire à celui qui n’en a plus la force. Ces gestes, en apparence modestes, transforment pourtant des existences entières. Comme le rappelait Mère Thérésa, nous ne sommes pas appelés à faire de grandes choses, mais de petites choses avec un grand amour.
La beauté se manifeste aussi dans le courage de construire la paix. Pardonner quand la rancune semble plus facile, réconcilier des personnes divisées, apaiser les tensions, répondre avec douceur à la violence demande une véritable grandeur d’âme. Les bâtisseurs de paix sont les véritables artisans de la beauté humaine. Martin Luther King l’a admirablement compris quand il disait » Seule la lumière peut chasser les ténèbres ». Cette lumière porte le visage discret de la bonté.
La dimension spirituelle de cette beauté invisible est essentielle : elle est le reflet d’une âme alignée avec le bien, d’un cœur qui choisit Dieu plutôt que l’orgueil, la justice plutôt que la vengeance, l’amour plutôt que la haine. C’est une beauté qui ne s’achète pas, ne se maquille pas et ne vieillit pas. Elle grandit dans le silence, dans la prière, dans les sacrifices invisibles, dans les combats intérieurs que nul ne voit mais que le Ciel observe.
La beauté habite également les actes ordinaires : la patience d’un enseignant, le sacrifice d’une mère, le courage d’un père, l’intégrité d’un responsable, la fidélité d’un ami, la générosité d’un voisin, l’honnêteté d’un travailleur. Ces personnes ne font pas toujours la une, mais elles rendent le monde plus humain. Et c’est à juste titre que Khalil Gibran nous l’enseigne « La beauté n’est pas un visage ; la beauté est une lumière dans le cœur. »
L’histoire nous offre d’admirables exemples de cette beauté qui dépasse le physique.
Nelson Mandela est devenu beau aux yeux du monde par son immense capacité à pardonner.
Mère Teresa a transformé la compassion en un langage universel.
José Mujica, ancien président de l’Uruguay, a démontré qu’un homme est grand lorsqu’il vit simplement et met son pouvoir au service des plus humbles.
Leur beauté ne résidait pas dans leur apparence, mais dans l’empreinte qu’ils ont laissée dans la vie des autres.
Une société ne devient belle que lorsqu’elle choisit les valeurs plutôt que les apparences. Sans honnêteté, aucune nation ne se construit durablement. Sans pardon, aucune famille ne demeure unie. Sans solidarité, aucune communauté ne prospère. La beauté intérieure devient ainsi une force sociale structurante : elle façonne la qualité des relations humaines, stabilise les familles, renforce la cohésion des communautés et sécurise les projets collectifs.
Dans les familles, elle apaise les conflits, renforce le dialogue et transforme les blessures en réconciliation. Dans les relations humaines, elle réduit la violence, favorise l’écoute et construit des liens durables. Dans les communautés, elle devient un levier de solidarité et de développement. Dans les projets collectifs, elle agit comme une éthique invisible qui protège contre les dérives et renforce la confiance, socle de toute réussite durable.
En définitive, la véritable beauté ne cherche pas à impressionner, elle cherche à servir. Elle ne réclame ni lumière ni applaudissements, mais laisse derrière elle des vies transformées. Les plus belles personnes ne sont pas celles que l’on regarde le plus, mais celles dont on se souvient avec gratitude.
En cette semaine qui ouvre les portes de juillet, choisissons une beauté durable : celle de la bonté, de l’humilité, du pardon et du service. Efforçons-nous d’être beaux dans nos pensées, justes dans nos paroles, dignes dans nos actes et constants dans nos valeurs. Car lorsque tout passe, il ne reste qu’une seule beauté qui défie le temps : celle d’une âme qui a choisi le bien. Excellente semaine à chacun et à chacune. Que juillet soit un mois de paix, de santé, de réussite et de lumière.
Merci à vous, fidèles lecteurs des Chroniques de CHA. Les mots passent, mais les valeurs qu’ils portent demeurent.
CHA
Femme noire, Femme de Pouvoir !
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