Bénin : Dr Guy Dossou Mitokpè se prononce sur son soutien à Wadagni

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 » Je ne suis pas un opportuniste »

Invité jeudi 18 juin sur les antennes de BIP Radio, Dr Guy Mitokpè, ancien Secrétaire national à la Communication du parti Les Démocrates, a tenu à dissiper les malentendus entourant son soutien au président Romuald Wadagni. L’ex-député rejette avec fermeté toute lecture intéressée de son repositionnement politique.

Dr Guy Dossou Mitokpè a d’entrée balayé du revers de la main les intentions de part et d’autre à son égard. « Je ne suis pas un opportuniste », a-t-il dit.
Interrogé sur les motivations de son ralliement à la mouvance présidentielle, l’ancien cadre de LD a martelé que son choix ne répond à aucune logique de gratification immédiate.

« En réévaluant ma position, ce n’était pas pour ramasser des dividendes. Qui réévalue sa posture politique dans l’espoir d’un bénéfice immédiat se qualifie lui-même d’opportuniste. Or, je ne le suis pas », a-t-il affirmé.

Pour Dr Guy Mitokpè, ce revirement procède d’une conviction profonde et d’une nouvelle appréciation de l’intérêt national, non d’un calcul politicien. Son engagement auprès du duo Wadagni-Talata, selon lui, doit s’apprécier à l’aune de l’utilité publique plutôt qu’au prisme des avantages personnels.

Un engagement guidé par la patrie

L’ex-secrétaire général de Restaurer l’Espoir a rappelé que son parcours plaide en sa faveur.
« Tout mon parcours prêche pour moi. Je suis un homme de conviction. S’engager en politique, c’est d’abord se mettre au service de la nation et des populations », a-t-il souligné.
Il a ajouté que la compétence et l’expérience ne prennent leur sens que lorsqu’elles profitent au citoyen : « Nous avons certes des aptitudes à offrir à la République. Mais l’essentiel demeure le bien-être de ceux à qui nous devons rendre des comptes ».

D’ancien critique à allié du pouvoir

Cette mise au point intervient après une campagne présidentielle du 12 avril 2026 durant laquelle Guy Mitokpè a battu campagne en faveur de Romuald Wadagni, aujourd’hui chef de l’État. Figure marquante de l’opposition au régime de Patrice Talon, il avait pourtant contribué, aux côtés de Candide Azannaï, à l’accession de ce dernier au pouvoir en 2016.

L’impossibilité pour Les Démocrates de présenter un candidat, faute de parrainages, a précipité sa rupture avec LD. Assumant désormais son statut au sein de la mouvance, l’universitaire entend répondre à ses détracteurs par l’action et la cohérence de son engagement.

B. K.

 

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