La Police républicaine a choisi de rappeler à l’ordre les usagers de la route. Dans une sortie relayée cette semaine sur les réseaux sociaux, le commissaire divisionnaire Dieudonné Djaho, Directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, a énuméré les comportements les plus fréquemment relevés et désormais systématiquement sanctionnés sur l’ensemble du territoire national.
Le premier point concerne la modification du gabarit des véhicules utilitaires. Selon le DDPR, de nombreux propriétaires de J9 et de Tokpa-Tokpa font appel à des soudeurs pour découper puis rallonger la carrosserie afin d’augmenter la capacité de chargement.
« Il s’agit d’une transformation frauduleuse effectuée sans aucune autorisation. Le véhicule est acheté, puis amputé et agrandi pour transporter davantage de marchandises », a expliqué le commissaire Djaho.
La sanction est claire : une contravention de 500 000 francs CFA. Le propriétaire est en outre tenu de remettre le véhicule en conformité. À défaut, chaque nouveau contrôle donnera lieu à une nouvelle verbalisation jusqu’à mise aux normes.
Fin de la tolérance pour les klaxons aux feux tricolores
Autre pratique désormais ciblée : l’usage abusif de l’avertisseur sonore aux intersections. Le Directeur départemental déplore que certains conducteurs se mettent à klaxonner quelques secondes avant le passage au vert, dans le but de faire pression sur les véhicules qui les précèdent.
« Les textes sont formels : klaxonner de manière intempestive constitue une infraction. L’avertisseur ne doit pas servir à importuner les autres usagers », a-t-il rappelé.
Stationnement et respect de la signalisation
La Police républicaine insiste également sur les règles élémentaires de stationnement. Il est interdit de laisser un véhicule à cheval entre la chaussée et le trottoir. Le conducteur doit se garer entièrement sur le côté afin de ne pas entraver la circulation.
Concernant le non-respect des feux tricolores, le commissaire Djaho note que la phase de sensibilisation est close. Après une longue période d’information, place désormais à la répression.
Un paiement dématérialisé pour éviter les dérives
Pour couper court aux arrangements, le DDPR a réaffirmé la procédure en vigueur pour le règlement des amendes. Désormais, tout paiement passe exclusivement par la plateforme Securoute.
« Aucun agent ne reçoit d’argent, ni au poste de police, ni sur la voie publique. Même les frais de fourrière sont réglés sur un numéro dédié au Trésor public », a-t-il précisé.
En multipliant les rappels et les contrôles, la Police républicaine entend réduire le nombre d’infractions et améliorer la sécurité des déplacements dans l’Ouémé comme dans les autres départements.
Les autorités invitent donc l’ensemble des conducteurs à se conformer strictement au Code de la route.
B. KABLA
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