L’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló a annoncé son retour au pays pour le 4 octobre 2026 et confirmé sa candidature à la présidentielle prévue le 6 décembre. Une nouvelle étape politique dans un pays toujours dirigé par une autorité de transition militaire.
Umaro Sissoco Embaló prépare son retour en Guinée-Bissau. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique depuis Brazzaville, l’ancien chef de l’État a confirmé son intention de briguer à nouveau la présidence. « Oui, je serai candidat », a-t-il déclaré. Il entend porter les couleurs d’une « Plateforme républicaine ».
Son retour est annoncé pour le 4 octobre 2026. Dans un message publié ce 28 septembre, Embaló a appelé ses compatriotes à privilégier l’harmonie, la tolérance et le respect mutuel, tout en plaçant l’intérêt national et la stabilité au-dessus des divergences politiques.
Une candidature dans un nouveau cadre constitutionnel
Renversé le 26 novembre 2025, trois jours après les élections présidentielle et législatives, Umaro Sissoco Embaló avait quitté le pays à la suite de la prise de pouvoir par les militaires. La transition prévoit désormais l’organisation de nouvelles élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026.
Entre-temps, le cadre institutionnel a été profondément modifié. Un référendum constitutionnel organisé le 30 août a abouti, selon les résultats provisoires annoncés par les autorités électorales, à l’approbation du nouveau texte avec environ 70 % des suffrages exprimés. La nouvelle Constitution renforce notamment les pouvoirs du président et prévoit une réduction du nombre de députés de 102 à 65.
Mais une disposition pourrait être déterminante pour la candidature d’Embaló : le nouveau texte impose aux candidats à la présidentielle d’avoir résidé de manière permanente en Guinée-Bissau au cours des cinq années précédant le scrutin. L’ancien président vit hors du pays depuis son renversement.
A. ABALLO
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