Au Niger, le président de la transition, le général Abdourahamane Tiani, a promulgué une ordonnance criminalisant explicitement l’homosexualité et les identités de genre non conformes au sexe de naissance. Le texte prévoit de lourdes sanctions pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, plaçant désormais le pays parmi les États africains les plus répressifs à l’égard des personnes LGBT.
Signée par le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, l’ordonnance vise expressément les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes et asexuelles (LGBTQIA+).
Selon les dispositions du texte, toute relation sexuelle consentie entre personnes du même sexe est désormais passible d’une peine d’emprisonnement comprise entre un et sept ans ainsi que d’une amende. Les sanctions sont considérablement aggravées lorsque l’un des partenaires est mineur, lorsqu’il y a recours à la violence, à la contrainte ou à la tromperie. Dans ces circonstances, les peines peuvent atteindre de dix à vingt ans de réclusion criminelle.
L’ordonnance ne se limite pas aux seules relations homosexuelles. Elle criminalise également ce que les autorités qualifient de « pratiques intersexes » et prévoit les mêmes sanctions à l’encontre de toute personne qui « change ou tente de changer artificiellement son sexe de naissance ».
Les autorités justifient cette décision par la volonté de préserver les « valeurs socioculturelles et religieuses » du pays. Avec cette ordonnance, le Niger rejoint la liste des pays africains ayant récemment renforcé leur arsenal répressif contre les personnes LGBT.
A. A
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