Supplice d’une jeune femme à Ekpè : Six individus devant la Criet, un septième en cavale

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L’affaire de la jeune femme torturée par le feu à Ekpè connaît un tournant judiciaire décisif. Six suspects interpellés par la Police républicaine seront présentés dans les prochains jours au Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Un septième individu, toujours en fuite, est activement recherché.

 

Révélés le jeudi 23 avril 2026 par une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, les faits ont suscité une vague d’indignation nationale. On y voit une jeune femme, mère de famille, ligotée, dénudée, puis suspendue au-dessus d’un feu de bois. Selon les premiers éléments de l’enquête, ses bourreaux lui auraient également introduit du piment dans les parties intimes. Motif invoqué par les agresseurs : le vol présumé d’un téléphone portable.

 

Face à l’émoi suscité, la Police républicaine a ouvert une enquête préliminaire. En moins d’une semaine, six individus soupçonnées d’avoir participé à cet acte de barbarie ont été interpellées. Leur déferrement devant le parquet spécial de la CRIET est prévu en cours,  d’après des sources proches du dossier.

 

Un suspect toujours en cavale

 

Si la majorité des présumés auteurs sont désormais aux mains de la justice, l’enquête se poursuit. Une septième personne, directement mise en cause dans les actes de torture, reste introuvable. Les unités spécialisées maintiennent la traque. 

 

L’état de la victime et la réaction des autorités

 

Dans une vidéo diffusée vendredi 24 avril par l’Institut national de la Femme (INF), la victime apparaît encore marquée physiquement et psychologiquement. Elle se plaint de douleurs persistantes aux poignets. Son médecin traitant a également signalé un traumatisme psychologique important nécessitant un suivi.

Invitée sur Bip Radio le dimanche 26 avril, Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’INF, a qualifié les faits de « traitement humiliant et dégradant pour la personne humaine ». Elle a annoncé que l’audition de la victime et celle de plusieurs témoins se tiendra dans les jours à venir, afin de reconstituer précisément le déroulement des faits.

L’INF dit attendre « une condamnation exemplaire » à l’issue de la procédure, pour marquer la tolérance zéro face aux violences faites aux femmes.

 

Boniface KABLA