Par une décision signée le 3 septembre 2026, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a annulé plusieurs actes de recrutement, de titularisation et de reversement au sein de l’administration parlementaire. Trente-neuf agents concernés retrouvent ainsi leur statut d’agents contractuels.
La décision du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, suscite des réactions et des interprétations. En réalité, les 39 agents concernés ne sont pas licenciés. La mesure vise à corriger leur situation administrative, après leur reversement comme agents permanents alors qu’ils ne remplissaient pas les conditions prévues par le statut du personnel parlementaire.
La décision vise notamment des agents qui s’étaient retrouvés avec le statut d’agents permanents de l’Assemblée nationale sans remplir les conditions prévues par l’article 28 du statut du personnel parlementaire. D’où les 39 agents concernés ne perdent pas leur travail.
La mesure prise par le président de l’Assemblée nationale consiste donc à les ramener à leur situation administrative antérieure. Les intéressés conservent ainsi leur emploi au sein de l’institution, mais sous leur statut initial d’agents contractuels. Ils continuent donc à travailler au sein de l’institution et bénéficient des mêmes traitements attachés à leur situation de contractuels.
L’objectif affiché à travers cette décision est de mettre en conformité la gestion administrative de l’institution avec les règles applicables au personnel parlementaire. L’ Assemblée nationale, en tant qu’institution de la République, reste soumise aux règles qui encadrent la gestion de ses ressources humaines.
Il ne s’agit donc pas d’une suppression d’emplois, mais d’une correction du statut administratif des agents concernés. Ceux-ci restent au service de l’Assemblée nationale avec leur statut de contractuels.
A. ABALLO
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Les clarifications de Rachidi ODJO, CCom du Président Djogbénou
Réagissant aux polémiques suscitées par deux décisions du Président de l’Assemblée nationale, présentées à tort comme des actes de licenciement, M. Rachidi ODJO, Chef de la Cellule de Communication du Président de l’Assemblée nationale, a apporté quelques éclairages.
« (…) Je voudrais vous rassurer qu’il n’y a pas de licenciements à l’Assemblée nationale. Ces décisions ne peuvent en aucune façon être interprétées comme des licenciements. Il n’y a pas eu de licenciement à l’Assemblée nationale du Bénin. »
« (…) Il y a eu un rétablissement du fonctionnement normal de l’administration parlementaire dans sa dimension de gestion des ressources humaines. »
« Les dysfonctionnements qui ont pu survenir au niveau de l’administration parlementaire ont été corrigés pour rester conformes aux textes qui régissent le fonctionnement de l’Assemblée nationale. »
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