En Côte d’Ivoire, l’opposant ivoirien Assalé Tiémoko est mis en examen pour « diffusion de fausses informations », « atteinte à l’ordre public » et « émission d’expressions outrageantes », selon un communiqué de son mouvement, Aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire (ADCI). Trois chefs d’inculpations notifiés, vendredi 15 mai, lors d’une audience au parquet du tribunal d’Abidjan. L’ex-député est ressorti libre, mais a été placé sous contrôle judiciaire.
L’inculpation d’Assalé Tiémoko arrive trois semaines après son audition à la préfecture de police d’Abidjan. À en croire son avocate, Maître Oumou Sanogo, l’opposant reste libre de ses mouvements, à certaines conditions.
« La principale est une interdiction de sortie du territoire, sauf autorisation expresse du juge d’instruction. Et puis, une interdiction de tenir des propos ou des déclarations tendant à troubler l’ordre public, à discréditer les institutions par tous les canaux de communication », a précisé l’avocate d’Assalé Tiémoko.
Depuis plusieurs mois, Assalé Tiémoko critique la gestion de l’exécutif ivoirien via sa page Facebook ou encore lors de la rentrée politique de son mouvement, le 2 mai dernier, dans son fief de Tiassalé.
La semaine passée, celle du 9 mai, il s’est par ailleurs déclaré candidat à la mairie de Cocody, en vue des municipales de 2028.
Roger Youan, secrétaire exécutif du parti Aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire, estime que les prises de position de l’ex-député sont entravées par la procédure en cours.
« En fonction de ce que vous dites, en fonction des postures que vous adoptez, vous pouvez vous retrouver soit en prison soit sous contrôle judiciaire, c’est à dire qu’on restreint la parole publique, la parole politique », explique-t-il
L’instruction en cours peut se terminer par un non-lieu ou un renvoi d’Assalé Tiémoko en correctionnelle.
Contacté par RFI, le procureur de la République d’Abidjan n’a pas donné suite à nos sollicitations.