Frappées par des scandales de comportements sexuels déplacés : L’heure des excuses au sein des forces armées canadiennes

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Le Canada a présenté ses excuses à tous ceux qui dans son armée ont subi « des comportements inappropriés de nature sexuelle ». En 2016, une enquête avait révélé qu’au moins trois agressions sexuelles par jour étaient commises dans l’armée.

Les Forces armées canadiennes sont depuis plusieurs années frappées par des scandales de comportements sexuels déplacés – généralement commis par des hauts gradés. Une action collective a été intentée contre le gouvernement et les forces armées, 19 000 personnes s’y sont inscrites.

Le 13 décembre, pour le gouvernement et les forces armées, c’était l’heure des excuses – ce qu’ils avaient toujours refusé de faire, malgré un rapport explosif sur le sujet en 2015.

Le Premier ministre Justin Trudeau a exprimé ses regrets à propos de ces « terribles erreurs du passé ». La ministre de la Défense, Anita Anand, a regretté que « l’institution même chargée de protéger et de défendre notre pays n’a pas toujours protégé et défendu ses propres membres ». Enfin le chef d’état-major, le général Eyre, évoquant un défi « existentiel », a promis de « ne pas échouer » dans sa tentative de balayer une « culture hostile aux femmes et aux LGBTQ, et propice aux incidents graves que sont le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle ». Lui-même était arrivé à ce poste après le départ de son prédécesseur accusé d’« inconduite sexuelle » en début d’année, peu après sa nomination.

Des « changements fondamentaux » ont été annoncées – sans beaucoup plus de précisions. Le mois dernier, la ministre de la Défense avait déjà annoncé que les enquêtes et poursuites relatives à ce type d’accusations dans l’armée seraient transférées au système judiciaire civil.

Avec RFI