Bénin  : L’État renforce la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire

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Le gouvernement béninois accélère sa mobilisation contre les violences basées sur le genre dans l’enseignement supérieur. Le jeudi 26 juin 2026, une séance de travail présidée par la ministre de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de la formation technique et professionnelle, Sèdami Fagla Mèdégan, a réuni l’ensemble des points focaux genre des universités et écoles sous tutelle ministérielle.

Au cœur des échanges de cette rencontre : l’évaluation des dispositifs déjà en place et la définition d’ajustements concrets pour mieux protéger étudiants, enseignants et personnels administratifs. La rencontre avait pour ambition de mesurer l’efficacité des réponses institutionnelles face au harcèlement sexuel. Les participants ont examiné, sans complaisance, le fonctionnement des cellules genre, l’impact des campagnes de sensibilisation, la fiabilité des mécanismes d’écoute et la cohérence des procédures de prise en charge des victimes. Un autre point de convergence a porté sur l’harmonisation des pratiques entre établissements. L’objectif est d’éviter les réponses disparates et d’instaurer une approche coordonnée, plus lisible et plus efficace pour toutes les communautés universitaires du pays. Pour la ministre, l’enjeu dépasse le cadre disciplinaire. « Ce phénomène pèse directement sur le bien-être des victimes, dégrade le climat académique et fragilise le fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur », a-t-elle rappelé.

Vers des cellules genre plus opérationnelles
À l’issue des travaux, plusieurs axes de renforcement ont été retenus. Le ministère prévoit d’accroître les capacités techniques et humaines des cellules genre implantées dans les établissements. Parallèlement, les dispositifs d’écoute seront consolidés et les canaux de signalement rendus plus accessibles. Parmi les mesures annoncées figurent l’optimisation des numéros verts et l’institutionnalisation de boîtes à suggestions sécurisées. Ces outils visent à lever les freins au signalement, à garantir une prise en charge rapide des victimes et à prévenir les comportements abusifs avant qu’ils ne s’enracinent. Sèdami Fagla Mèdégan a conclu en prenant un engagement ferme : l’ensemble des recommandations formulées fera l’objet d’un suivi rigoureux. L’ambition affichée est claire, construire des campus plus sûrs, inclusifs et respectueux des droits fondamentaux de chaque membre de la communauté universitaire. Rejoignez la communauté de Les 4 Vérités sur Whatsapp en cliquant sur ce lien:://whatsapp.com/channel/0029VbA6yXNAO7RCZYOqvi1R

B. K.

 

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