Afrique : Les propos tenus par le patron de l’IGF Jules Alingete à Houston créent la polémique en RDC

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La polémique bat son plein depuis trois jours en RDC après les propos tenus sur les violences dans l’est du pays par l’inspecteur général des finances, Jules Alingete, alors qu’il est en mission officielle aux États-Unis.

Tout est parti d’un discours prononcé mercredi 27 avril devant un parterre d’hommes d’affaires à Houston, au Texas. L’inspecteur général des finances, Jules Alingete, tente alors de convaincre ces hommes d’affaires d’investir en République démocratique du Congo. Il va pour cela vanter la paix et la sécurité qui règne selon lui dans le pays, avec des mots qui vont choquer plus d’un. « Soyez-en rassurés, nous n’avons pas la guerre au Congo. Nous voyons la guerre à la télévision. Nous sommes à Lubumbashi, à Kinshasa, dans les grandes villes où nous n’avons jamais vu la guerre au Congo. Donc, c’est une situation à plus de 2 000 kilomètres des institutions »affirme Jules Alingete.

Très vite, des opposants de la société civile exigent des excuses publiques et une démission de son poste. « Depuis trente ans aujourd’hui, la partie orientale du pays est confrontée à des conflits armés qui dévastent les populations et entendre que le haut-fonctionnaire a nié que nous sommes en guerre, c’est cracher sur la mémoire de toutes les victimes »fustige Bienvenu Matumo, du Mouvement citoyen Lutte pour le changement (la Lucha).

Une pétition demandant sa destitution

La question est très sensible, l’Inspection générale des finances (IGF) entre en jeu et tente alors d’éteindre l’incendie en rendant public un communiqué de presse dans lequel elle défend son cadre. Elle s’en prend aux « prédateurs » qui veulent instrumentaliser ce qui n’est qu’un simple « malentendu », tout en prenant le soin d’exprimer ses « vifs regrets » auprès de ceux qui ont été réellement « heurtés » par ses propos.

Mais rien à faire, la polémique se poursuivait jusqu’à jeudi soir. Les détracteurs du célèbre Inspecteur général de l’IGF ont même lancé une pétition qui demande tout simplement sa destitution.

RFI