Au Colloque international de l'Ansalb sur les Scieces humaines : L’Académicien François Abiola incite à la réécriture de l’histoire du Bénin

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Depuis sa création en 2010, l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (ANSALB) entend promouvoir l’excellence dans toutes les disciplines des sciences, des arts et des lettres sans exception et organiser entre elles des échanges féconds, pour le plus grand bien des populations du Bénin, d’Afrique et d’ailleurs, étant entendu que la perception du bonheur est autant matérielle que psychologique et culturelle.  

Professeur Michel Boko, Secrétaire perpétuel de l’Ansalb

A l’ouverture du colloque international « Sciences humaines dans l’Afrique d’aujourd’hui » le 18 décembre 2023 dans l’amphithéâtre Idriss Déby à l’Université d’Abomey-Calavi,  le Professeur Michel Boko Secrétaire perpétuel de la dite Académie en donnant son appréciation sur la classification des sciences en sciences « dures » et en sciences « molles »  s’est demandé que si les sciences « molles » paraissent abstraites, doit-on en déduire qu’elles sont moins utiles ?

En organisant ce colloque, l’ANSALB  a cherché à ouvrir une discussion sur quelques-unes au moins des questions inévitables que pose aujourd’hui la pratique des sciences humaines en Afrique : à quoi servent-elles ? Servent-elles seulement à quelque chose ? Quel usage en font les décideurs ? Pourquoi, dans certains cas, les redoutent-ils ? Qu’appelle-t-on sciences humaines ? Sciences humaines, sciences sociales : pourquoi cette redondance ? La philosophie est-elle une science humaine ? Qu’en est-il de la géographie, du droit, de la science économique, de la science politique ? Comment se créent, comment évoluent dans le temps, comment varient dans l’espace, les frontières entre disciplines ? Comment se déroulent aujourd’hui, au Bénin et en Afrique, et comment pourrait-on améliorer l’apprentissage des sciences humaines, la formation à la recherche et la recherche elle-même ? Les sciences humaines ont-elles contribué dans le passé, contribuent-elles aujourd’hui à la valorisation et à la projection identitaire des sociétés africaines ? Si oui, à quelles déconvenues pourrait exposer, le cas échéant, l’oubli des sciences humaines ou leur mise au rancart ? Une société qui négligerait les sciences humaines serait-elle sujette, oui ou non, à la dégradation de son patrimoine culturel ?

La peur apparente des décideurs vis-à-vis des sciences humaines et/ou sociales viendrait du fait qu’elles scrutent l’homme aussi bien en tant que membre d’une collectivité, qu’en tant qu’une entité intrinsèque, unique, et cherche à en comprendre les mécanismes de réaction et d’adaptation. De ce fait, les sciences humaines sont redoutables, parce qu’elles explorent des domaines qui ne se laissent pas comprendre par des manipulations volontaires, plus ou moins complexes.

Pour sa part, le colloque s’est contenté de discuter  des quatre axes suivants :

  1. Quel est l’apport des sciences humaines dans le développement des langues et des politiques des langues ?
  2. Pourquoi et comment réécrire l’histoire de nos peuples et de notre nation ?
  3. Quelle place la femme doit-elle occuper dans les sciences humaines en Afrique
  4. Enfin, quelle politique d’apprentissage et la formation à la recherche, et recherche dans les sciences humaines en Afrique, si notre développement ne doit pas être une pâle copie des modèles étrangers qui ont créé tant de problèmes à l’humanité toute entière ?

C’est dans ce cadre que l’Académicien François Adébayo ABIOLA, abordant l’axe de la réécriture de l’histoire du Bénin, un programme d’importance pour l’ANSALB en ce moment,  s’est posé la question comme indiquée dans le titre de son intervention : « Nous voulons savoir ? ».

Oui nous voulons vraiment savoir a-t-il martelé :

Savoir à propos des trois phases de ce qui nous est arrivé et que nous subissons encore, de la traite négrière à la néo colonisation en passant par la colonisation.

Ne pouvons-nous pas chercher à mieux savoir l’itinéraire des béninois victimes de ce commerce particulier et qui sont allés faire le bonheur des autres dans la douleur.

Ne pouvons nous pas savoir les faits réels de ces révoltes loin de ceux parfois falsifiés et c’est souvent le cas comme nous l’avons dit chez le vainqueur.

Est-ce trop demandé de chercher à savoir ce qu’il en est des révoltes de Sakété, des Ôhôri djé, de Sèmèrè et d’ailleurs d’autres au Bénin et les répressions de l’Administration coloniale.

Pourquoi qualifier le peuple béninois de peureux face à l’administration coloniale avec des exemples comme la lettre du Roi Béhanzin du 29 mars 1892 au Gouverneur Victor Ballot, l’arrestation de l’envoyé de l’Administrateur Caït à Sakété le 25 février 1905 lorsque ledit envoyé a troué le tambour des notables,  suivi de l’envahissement de la résidence de l’Administrateur par les révoltés, le refus en 1906 du peuple Ôhôri djé de payer des taxes dont il ne voit pas l’importance pour l’amélioration de ses conditions de vie.

Les faits ne sont-ils pas là qui prouvent la bravoure de nos ancêtres face à l’administration coloniale : Béhanzin, Kaba, Bio Guerra, Adélakou Adélou, Otoutou Biodjo pour ne citer que ceux-là.

Nous voulons savoir comme on le propage bien subtilement, si l’Afrique en général et le Bénin en particulier ont une histoire et ce qu’il faut faire pour apporter un démenti à cette surprenante idée que l’Afrique encore moins le Bénin n’ont pas d’histoire.

S’agissant du concept écrire ou réécrire l’histoire du Bénin, le Professeur Abiola confesse que c’est une  fausse polémique. Oui, pour nos compatriotes il s’agit d’écrire l’histoire de notre pays puisqu’on dit même que nous n’en avons pas. Bien sûr il s’agit de la réécrire pour la débarrasser des faits inexacts tels que propagés par le camp des vainqueurs. On peut écrire, réécrire, triécrire si ça peut faire plaisir à quelqu’un, pourvu que les faits approchant la réalité de ce qui c’était passé y soient.

Nous voulons magnifier les prouesses de nos ancêtres.

Mais attention a-t-il précisé pour conclure.

Il ne s’agit pas de réécrire notre histoire pour activer la haine et pour agresser en permanence les descendants des responsables de l’administration coloniale.  Il s’agit de décomplexer les nôtres, nos concitoyens vis-à-vis de tout le monde, du Nord comme du Sud. Il s’agit de redonner l’espoir à nos concitoyens en leur enseignant la bravoure et la dignité de leurs ancêtres. Personne ne pourra nous reprocher de chercher à mieux nous connaître et à propager l’histoire réelle de ceux-là qui se sont sacrifiés afin que nous autres puissions exister aujourd’hui. N’est-ce pas le moment d’écrire, réécrire, triécrire l’histoire de notre peuple pendant que tout le monde entier réclame plus de justice, plus de liberté et le maximum de souveraineté.

 

ACADEMIE NATIONALE DES SCIENCES, ARTS ET  LETTRES DU BENIN

COLLOQUE : SCIENCES HUMAINES

DANS L’AFRIQUE D’AUJOURDH’HUI

AXE : REECRITURE DE L’HISTOIRE DU BENIN

Université d’Abomey-Calavi le lundi 18 décembre 2023

Je voudrais avant tout féliciter les organisateurs de ce colloque, le président du collège C de l’Académie nationale des Sciences, Arts et lettres du Bénin, le professeur Paulin Hountondji qu’on ne présente plus et les autorités de l’Université d’Abomey-Calavi. Je salue la présence dans cet amphithéâtre de la Ministre Marie-Odile Attanasso et de tant d’autres importantes personnalités. Je vois dans l’amphithéâtre l’ancien Recteur Maxime Da Cruz que je remercie d’être venu.

Nous venons d’écouter d’intéressantes communications. Je ne pourrai pas intervenir sur la communication de mon ami le Professeur Aloyse Raymond Ndiaye, ancien Doyen de la Faculté des Lettres de l’Université Cheikh Anta Diop, actuel membre de l’Académie des Sciences et Techniques de Dakar avec lequel j’ai eu tant de complicités, lorsque nous étions tous les deux en fonction dans l’espace Université de Dakar. Je taquinais mon ami de l’ANSALB le professeur Recteur Jean-Pierre Ezin à côté duquel j’étais assis, que ce qui est formidable chez les philosophes c’est qu’ils ne voient pas le temps. Regardez tous ceux dont ils parlent :  Descartes, Aristote, Platon et les autres depuis des siècles. C’est vrai que j’ai entendu Amadou Mahtar Mbow et Cheik Anta Diop. J’aurais souhaité entendre aussi Adjahoui, Haruna Ishola, ces philosophes autodidactes de notre société. Je vais essentiellement intervenir sur la communication relative à la réécriture de l’histoire du Bénin.

Vous avez suivi là aussi notre ami Dieudonné Gnanmankou qui pense qu’avant d’écrire l’histoire du Bénin, qu’il faille d’abord réécrire l’histoire du monde et celle de l’Afrique. Il ne voit vraiment pas le temps ici. Moi je vais vous parler du Bénin dans un langage à la portée de tous, de la femme de Dantokpa comme nous le disons à l’ANSALB. Le contexte de la tenue de ce colloque y est propice. Vous avez entendu il y a quelques jours, des personnalités pas des moindres, à propos des faits de notre histoire et de ce qu’il faut en faire. Vous avez suivi aussi tout ce qui a été dit il n’y a pas si longtemps en Martinique. C’est de ça qu’il est question dans mon propos de ce jour ici, de notre compréhension et de ce qui peut être attendu des universitaires et surtout d’une Académie des Sciences comme la nôtre. Lorsque certains m’ont appelé et rapporté directement des commentaires sur tout ceci, j’avais essayé de les rassurer. Le titre de mon intervention dans le contexte d’aujourd’hui est le suivant  :

NOUS VOULONS SAVOIR

Oui nous voulons vraiment savoir

Savoir à propos des trois phases de ce qui nous est arrivé et que nous subissons encore, de la traite négrière à la néo colonisation en passant par la colonisation.

Lorsqu’à un moment donné, des hommes ont voulu développer leur pays à moindre coût pour eux, ils sont venus chercher d’autres hommes dont ils ont supprimé l’humanité pour qu’ils aillent travailler pour eux dans des conditions horribles. Pour les acheteurs, ceux-là n’étaient pas des hommes mais des objets. Oh ! Comment Dieu a-t-il pu lui-même mettre une âme dans un corps aussi noir avions nous d’ailleurs entendu ironiser. C’était la douloureuse période de la traite négrière. On venait les chercher comme des objets dont on pouvait faire ce qu’on voulait.

 

Ainsi, pendant plus de 400 ans, plus de 15 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été victimes de la dramatique traite transatlantique des esclaves, l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire humaine. Le premier transport d’esclaves noirs organisé par les européens est daté de 1444 lorsqu’un navigateur portugais ramène depuis les côtes africaines 235 esclaves au Portugal. Du côté de l’Amérique, la première arrivée documentée d’esclaves en provenance d’Afrique date de 1619 en Virginie. « Il fallait une main d’œuvre nombreuse et résistante pour produire le sucre de canne, le café, le coton, le tabac, et toutes denrées qui ont enrichi durablement l’Europe ». Cet odieux commerce est aboli en France et ses colonies en 1848.

 

Mesdames et Messieurs,

Ne pouvons-nous pas chercher à mieux savoir l’itinéraire des béninois victimes de ce commerce particulier et qui sont allés faire le bonheur des autres dans la douleur. Nous voulons mieux nous fixer sur les lieux de leur parcage, étape essentielle de cette première phase du braquage des ressources humaines de l’Afrique.

 

Après cette phase, il a été trouvé que c’était mieux d’aller s’installer de force chez ces sous-hommes qu’il faut civiliser absolument et sur place chez eux par tous les moyens en les infantilisant et en les humiliant. C’est la phase de la colonisation avec les révoltes des indigènes et la falsification de l’histoire par les vainqueurs. La révolte de Sakété par exemple qui a commencé le 25 février 1905 fait partie des premières auxquelles le colonisateur français a du faire face dans toute sa colonie du Dahomey.

 

Ne pouvons nous pas savoir les faits réels de ces révoltes loin de ceux parfois falsifiés et c’est souvent le cas comme nous l’avons dit chez le vainqueur. Par exemple, le narratif des échauffourées de la commémoration de la mort d’un notable n’aurait servi que d’effet déclencheur pour Sakété. Les vraies raisons de la brutalité coloniale doivent être connues maintenant.

 

Est-ce trop oser que de chercher à savoir l’itinéraire exact des déportés de cette révolte dont le roi Adélakou Adélou par le colon, le lieu et les circonstances de leur décès. C’est déjà bien que l’administration coloniale dans son hebdomadaire, organe de la défense coloniale de décembre 1905 sous le titre « Affaire de Sakété, a reconnu que « Monsieur l’administrateur Caït est le seul et unique responsable de ce triste drame » même si elle ne reconnait que deux morts seulement : ceux qui étaient de son côté. Qu’en est-il des autres dans le groupe des révoltés ?

 

A côté de Sakété, avec le peuple Ohôri djé, les révoltes contre le colon commencées en 1906 ont été cycliques jusqu’à l’arrestation en 1915 des chefs traditionnels dont le Roi Otoutou Biodjo suivie de leur déportation. C’est quoi l’itinéraire utilisé et le lieu de leur mort ? Je rappelle que c’est avant-hier samedi 16 décembre 2023 seulement, que les descendants Ohôri Idjé de ces déportés du fait de l’administration coloniale ont commémoré publiquement la bravoure de leurs ancêtres.

 

Est-ce trop demandé de chercher à savoir ce qu’il en est des révoltes de Sèmèrè et d’ailleurs d’autres au Bénin et les répressions de l’Administration coloniale. C’est tout çà que tout le monde attend de nous.

 

Nous voulons savoir comme on le propage bien subtilement, si l’Afrique en général et le Bénin en particulier ont une histoire et ce qu’il faut faire pour apporter un démenti à cette surprenante idée que l’Afrique encore moins le Bénin n’ont pas d’histoire.

 

A l’école écrivent des propagandistes, l’américain apprend son histoire, il a des références, il apprend qu’il est le meilleur, il apprend que sa liberté est le fruit du sacrifice de ses ancêtres. Mentalement, il devient très fort et prêt à conquérir le monde.  A l’école, le français aussi apprend que sa liberté est le fruit des conquêtes menées par ses ancêtres, un peu partout dans le monde. Les défaites de ses ancêtres sont savamment arrangées et valorisées. Finalement, il devient fort, apprend à avoir confiance en lui-même et prêt à perpétuer l’œuvre de ses ancêtres.

 

Puis après ces deux phases (traite des esclaves et colonisation),  on a dit qu’on part, mais tout en restant. Ça c’est formidable car c’est bien pensé. C’est la néo colonisation, la phase abondamment commentée actuellement. C’est notre part d’actions à nous ça.

 

Nous voulons savoir si nous devons rechercher en ce moment qui est le nôtre,  plus de dignité et moins d’infantilisation et d’humiliation dans nos rapports avec les autres. C’est de ça me semble-t-il qu’il est question.

 

Par ailleurs que répondre à ceux qui propagent que le peuple béninois avait toutes les qualités sauf celles d’être courageux sous la colonisation. On va même plus loin en disant par endroits que c’est un peuple peureux. Les faits ne sont-ils pas là qui prouvent la bravoure de nos ancêtres face à l’administration coloniale : Béhanzin, Kaba, Bio Guerra, Adélakou Adélou, Otoutou Biodjo pour ne citer que ceux-là. Nous voulons magnifier les prouesses de nos ancêtres.

 

« La lettre de Béhanzin au Gouverneur Victor Ballot le 29 mars 1892 est tout sauf celle d’un peureux. Je vous adresse  a-t-il écrit, ces deux lignes pour avoir des nouvelles de votre santé et en même temps vous dire que je suis bien étonné du récade que Bernardin a apporté au cabécère Zohoncon pour m’être communiqué au sujet des six villages que j’ai détruits il y a trois ou quatre jours. Je vous garantis que vous vous êtes bien trompé. Est-ce que j’ai été quelques fois en France pour faire la guerre contre vous ? Moi, je reste dans mon pays, et toutes les fois qu’une nation africaine me fait mal, je suis bien en droit de la punir. Cela ne vous regarde pas du tout. Vous avez eu bien tort de m’envoyer ce récade, c’est une moquerie ; mais je ne veux pas qu’on se moque de moi, je vous répète que cela ne me fait pas plaisir du tout. Le récade que vous m’avez envoyé est une plaisanterie et je la trouve extraordinaire. Je vous défends encore et ne veux pas avoir de ces histoires. Si vous n’êtes pas content de ce que je vous dis, vous n’avez qu’à faire tout ce que vous voudrez, quant à moi, je suis prêt. Vous pouvez venir avec vos troupes ou bien descendre à terre pour me faire une guerre acharnée. Si vous n’êtes pas d’accord vous rentrez chez vous.
 Rien d’autre ».

 

Cette réplique du Roi Béhanzin est comme je venais de le dire tout sauf celle d’un peureux. Lorsque l’administrateur Caït a envoyé son émissaire disperser les notables de Sakété et que ce dernier dans son zèle a troué leur tambour, le public n’a pas hésité à arrêter ledit envoyé et envahit le domicile de l’administrateur malgré le déséquilibre des forces.  Est-ce l’attitude d’un peuple peureux ? Lorsque le peuple Ohôri djé a refusé de payer des taxes dont il ne voit pas l’utilité pour améliorer ses conditions de vie, est-ce que c’est la réaction d’un peuple peureux et j’en passe.

 

Mesdames et Messieurs,

A ce niveau de mes observations, je voudrais aborder la fausse polémique relative au concept écrire ou réécrire l’histoire du Bénin. Oui, pour nos compatriotes il s’agit d’écrire l’histoire de notre pays puisqu’on dit même que nous n’en avons pas. Bien sûr il s’agit de la réécrire pour la débarrasser des faits inexacts tels que propagés par le camp des vainqueurs. Mon problème n’est même pas à ce niveau : on peut écrire, réécrire, triécrire si ça peut faire plaisir à quelqu’un, pourvu que les faits approchant la réalité de ce qui c’était passé y soient.

 

Mes chers amis,

Il ne s’agit pas de réécrire notre histoire pour activer la haine et pour agresser en permanence les descendants des responsables de l’administration coloniale.  Il s’agit de décomplexer les nôtres, nos concitoyens vis-à-vis de tout le monde, du Nord comme du Sud. Il s’agit de redonner l’espoir à nos concitoyens en leur enseignant la bravoure et la dignité de leurs ancêtres. Personne ne pourra nous reprocher de chercher à mieux nous connaître et à propager l’histoire réelle de ceux-là qui se sont sacrifiés afin que nous autres puissions exister aujourd’hui. N’est-ce pas le moment d’écrire, réécrire, triécrire l’histoire de notre peuple pendant que tout le monde entier réclame plus de justice, plus de liberté et le maximum de souveraineté. Nos petits pas ici et maintenant contribueront à le faire. L’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) y est engagée et maintenant.

Je vous remercie

Académicien François Adébayo ABIOLA

Abomey-Calavi le 18 décembre 2023