Afrique : Les montants du plan national de développement 2026-2030 «montrent bien l’attractivité de la Côte d’Ivoire»

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Réunis les 8 et 9 juillet à Abidjan, partenaires techniques, bailleurs de fonds et investisseurs ont déjà annoncé des investissements à hauteur de 80 milliards d’euros dans le pays. La Côte d’Ivoire cherche à mobiliser plus de 175 milliards d’euros pour financer son plan national de développement 2026-2030.

Cent soixante-quinze milliards d’euros pour le plan national de développement (PND) 2026-2030, c’est deux fois le volume financier du précédent PND. Des montants impressionnants mais qui peuvent s’expliquer à l’échelle de la locomotive économique de la région.

Vu les grands projets d’infrastructures comme celui du TGV, pour Stanislas Zeze, fondateur de l’entreprise de notation financière Bloomfield, les montants sont cohérents : « Cela veut dire que le plan de développement de la Côte d’Ivoire sur les cinq prochaines années est extrêmement ambitieux. C’est une excellente chose ».

Selon lui, la mobilisation, dès le premier jour de la réunion du Groupe consultatif, de 80 milliards « montre bien l’attractivité de la Côte d’Ivoire » et « montre bien la perception de crédibilité que les investisseurs ont vis à vis de la Côte d’Ivoire ».

Ces montants qui paraissent « énorme comparé à ce que génèrent les pays aux alentours » montrent « une vision à très long terme, analyse-t-il. Cela montre bien une volonté d’être rapidement un pays émergent et ça ne peut qu’être applaudi ».

Pourtant, ce ne sont pas des montants colossaux, tempère l’analyste. Selon lui, « 200 milliards d’euros, ça semble énorme, mais en réalité non. Pour l’ambition de la Côte d’Ivoire, ça ne semble pas énorme. Pour moi, ça montre bien que ce pays est vraiment, résolument inscrit dans un développement à grande échelle et durable ».

 

Ces 80 milliards seront financés via une combinaison de financements, de dons ou de prêts. Une partie est en réalité déjà engagée. Stanislas Zeze met en avant deux points d’attention : la planification à moyen terme difficile à tenir d’un tel montant et la nécessité de développer le secteur privé local.

« La Côte d’Ivoire voudrait que 70 % de ces montants soient financés par le secteur privé. Mais les entreprises ivoiriennes sont trop faibles pour pouvoir absorber de tels montants. Donc peut être que dans une planification à long terme, la Côte d’Ivoire mettrait dans son paquet le renforcement des capacités de ses entreprises locales pour qu’elles puissent justement grandir aussi dans cette logique de développement là. Mais pas seulement compter sur des bilatéraux, multilatéraux et des grosses multinationales étrangères », estime M. Zeze.

Les autorités ivoiriennes se sont voulues rassurantes et promettent un suivi rigoureux des engagements pris.