Premier séminaire national à Cotonou : Le mouvement S.U.D  clarifie sa trajectoire politique

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(« Le septennat qui s’ouvre sera celui de la discipline et de la prospérité partagée. Le Président Wadagni incarne cette ambition. S.U.D doit en être le moteur auxiliaire »)

L’hôtel Sossa de Cotonou a abrité ce samedi le tout premier séminaire national du mouvement Solidarité-Union-Développement (S.U.D). Un rendez-vous placé sous le signe du bilan, de la réflexion et des perspectives, au lendemain de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 remportée par Romuald Wadagni.

 

Dès l’entame, Rodrigue Guézodjè, membre fondateur et président du Comité d’organisation, a planté le décor. « Le temps de la compétition électorale a cédé la place à celui de l’exigence citoyenne. Si le suffrage universel a rendu son verdict, le tribunal de l’histoire, lui, attend désormais nos actes », a-t-il lancé. Pour lui, ce séminaire n’est pas une simple tradition post-électorale : « Nous sommes ici parce que nous avons conscience qu’un mouvement qui ne se réinvente pas après la victoire est un mouvement qui s’éteint. Ce séminaire devrait être donc l’acte de naissance de notre nouvelle identité : celle d’une force de proposition, structurée et déterminée à contribuer à donner un contenu au septennat qui s’ouvre ». Le cadre est clair : quitter « la ferveur des meetings pour la rigueur de la réflexion » et définir « comment porter la vision du Président Romuald Wadagni à travers une trêve politique productive ».

 

 

Bilan, réflexion et perspectives au cœur des travaux

 

Au-delà des discours, ce premier séminaire national visait d’abord à faire le bilan de la campagne, former les cadres et définir les perspectives d’accompagnement des actions du gouvernement. Le mouvement, né pour « structurer le débat et former les cadres de demain », entend désormais jouer sa partition dans la « trêve politique » voulue par le président élu : « une concentration absolue des énergies vers la transformation structurelle » du Bénin. Le prochain congrès de S.U.D devra trancher la question du statut juridique. En attendant, le mouvement se dit prêt à être « exigeant envers lui-même avant de l’être envers les autres ».

 

Devant les membres du Directoire national, le président du mouvement, Djibom Sitou Aloïs, a donné le ton. « Le fracas des meetings s’est tu. La poussière des caravanes est retombée. Le verdict des urnes a parlé. Et aujourd’hui, le Bénin va s’ouvrir à une ère nouvelle sous le leadership de S.E.M. Romuald Wadagni », a-t-il lancé. Pour S.U.D, l’heure n’est plus à la campagne mais à la responsabilité. « La victoire n’est qu’une porte ; le développement est le chemin », a martelé Djibom Sitou Aloïs. Le mouvement entend se positionner comme « l’un des principaux boucliers intellectuels et opérationnels » du nouveau pouvoir, avec pour mission de traduire la vision macroéconomique du président élu « en réalités sociales tangibles dans nos villages et nos quartiers ».

 

Un Livre Blanc comme boussole

 

Temps fort du séminaire : la validation du Livre Blanc de S.U.D. Loin d’un « recueil de doléances », le document se veut une « boussole » et la preuve que le mouvement est « un réservoir d’idées, un Think Tank opérationnel ». « En validant ce texte, nous disons au Chef de l’État : Voici la contribution technique voire politique de ceux qui ont cru en vous dès la première heure », a expliqué le président.

 

La question du statut juridique au cœur des débats

 

Lucide sur les contraintes de la réforme du système partisan, Djibom Sitou Aloïs a insisté sur l’urgence de l’institutionnalisation : « Un mouvement qui ne s’institutionnalise pas est un mouvement qui se condamne à l’oubli ». Deux options sont sur la table pour S.U.D : devenir « le laboratoire d’idées d’un grand ensemble » ou « forger son propre destin légal » en se muant en parti politique.

 

 

Gilles Badet : « La trêve politique, c’est la courtoisie dans la critique »

 

Invité pour éclairer l’assistance, le Professeur Gilles Badet a tenu à dissiper les malentendus. « Je ne suis membre d’aucun mouvement, je ne suis membre d’aucun parti politique, je suis professeur de droit », a-t-il précisé, rappelant que « le droit positif béninois a changé et les termes utilisés par le législateur perturbent la population ». Parler de trêve politique après 30 ans de démocratie « donne le sentiment qu’on va arrêter de faire la politique, de débattre, de critiquer ». Or, la distinction entre animation de la vie politique et campagne électorale n’est pas nouvelle. La « trêve politique » désigne la période non électorale, l’animation quotidienne. L’article 51 de la Constitution précise que « dans la critique de l’action publique, les partis politiques de l’opposition s’engagent à faire des propositions alternatives et constructives ». Ce n’est donc pas la critique qui est supprimée, mais « la manière de s’exprimer » qui doit correspondre à la période normale, ouverte au lendemain des résultats jusqu’à un an avant l’année électorale suivante. Il est permis de critiquer, de débattre, mais pas d’appeler à l’insurrection ou de paralyser les institutions. « La trêve politique ne signifie rien d’autre que l’animation de la vie politique dans la courtoisie et dans les propositions alternatives », résume-t-il. La bonne foi de l’opposant se mesure à sa capacité à dire « comment il aurait fait à la place ». Il faut « documenter » ses propositions pour les faire valoir le moment venu. Gilles Badet y voit aussi un « allongement de la campagne électorale », la trêve s’arrêtant un an avant l’année électorale, et une idée de « pacte républicain » à l’image d’Abdoulaye Wade au Sénégal. Son seul regret : le terme choisi. « Quand on parle de trêve, c’est comme s’il y avait une guerre. C’est un terme un peu malheureux. Mais on peut aller au-delà des mots pour voir la réalité derrière le concept ».

 

Septennat de « discipline et prospérité partagée »

 

Le président de S.U.D a clôt son discours en fixant le cap : « Le septennat qui s’ouvre sera celui de la discipline et de la prospérité partagée. Le Président Wadagni incarne cette ambition. S.U.D doit en être le moteur auxiliaire ». Avant de lancer un défi aux militants : « Ne demandez pas ce que le nouveau pouvoir peut faire pour S.U.D. Demandez-vous ce que S.U.D peut apporter au succès de Romuald Wadagni pour que, dans sept ans, chaque Béninois puisse dire : Ils ont promis, et ils l’ont fait ».

 

Présentation du mouvement SUD

 

SUD  c’est quoi ?

Qui sont ses membres fondateurs ?

Pourquoi SUD ?

Quelles sont les perspectives de SUD ?

Quels sont nos moyens d’actions ?

 

 

Quoi ?

 

Le mouvement S.U.D est né d’une volonté : celle de mettre l’expertise d’un groupe de jeunes cadres du secteur public et privé d’ici et de la diaspora au service de la vérité. Il ne s’agit pas d’un mouvement de plus dans l’arène politique de notre pays. C’est un mouvement qui est appelé à durer dans le temps.

 

Nos valeurs :

 

 -Solidarité — un Bénin qui ne laisse personne derrière

 -Union — construire ensemble, pas les uns contre les autres

 -Développement — des actes concrets pour chaque Béninois

Le mouvement SUD, croit profondément en une société juste et équilibrée où la croissance économique est partagée

 

Membres fondateurs

Le mouvement SUD est né des profondes réflexions d’un petit groupe de personnes qui ont dressé un diagnostic sur les 20 dernières années et qui ont compris qu’ils ne peuvent continuer à rester en marge des décisions politiques et qu’ils ont désormais leur mot à dire.

Il s’agit de :

Sitou Alois DJIBOM : Président, membre de la diaspora, opérateur économique

Igor AHOUANDOGBO : Vice-Président, Opérateur économique résident au Bénin

Et 7 autres jeunes cadres résidents au Bénin et dans la diaspora

 

 

Pourquoi SUD ?

 

 

SUD est né pour :

D’une part assurer la veille citoyenne : c’est fort de ce rôle que le mouvement SUD a travaillé d’arrache-pied pour sensibiliser et mobiliser les populations à sortir massivement pour exprimer leur suffrage en toute quiétude. Les résultats sont là et parlent.

 

D’autre part, contribuer à l’animation de la vie politique béninoise et porter la voix des béninois partout où ils se trouvent : c’est pourquoi, le mouvement après analyse des différents projets de société des deux duos candidats aux élections présidentielles d’avril 2026, a porté son choix sur le duo WADAGNI-TALATA. Vous savez tous comment tout ceci s’est déroulé. Nous parcouru monts et vallées pour appeler à voter pour notre candidat. Je remercie au passage nos amis de la presse qui ont relayé certaines de nos sorties.

La vocation fondatrice du Mouvement S.U.D : être le pont entre les ambitions de l’Etat et les aspirations profondes du peuple béninois.

 

Quelles sont les perspectives de SUD ?

Servir de pont entre l’action publique et le citoyen lambda.

Sensibiliser les populations béninoises partout qu’elles se trouvent sur les opportunités économiques dans le pays

Identifier ou recenser et remonter les préoccupations majeures des populations au gouvernement et s’assurer de leur prise en compte

Sensibiliser nos populations à la veille citoyenne et aux civismes

 

Quels sont nos moyens d’actions ?

 

Les expertises des membres du mouvement S.U.D

 

Une déconcentration du mouvement

Une forte présence sur la toile

Les contributions financières et matérielles des membres du mouvement.

 

 

Boniface KABLA