Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé dimanche 05 juin 2026 sur BTV pour expliquer le retard dans la reconstruction du pont de Djonou et les solutions d’urgence mises en place après les dernières pluies..
Le pont de Djonou, qui relie plusieurs communes du département de l’Atlantique, reste au cœur des préoccupations des usagers. Après les inondations et les embouteillages des derniers jours, le gouvernement a tenu à apporter des explications.
Intervenant sur BTV ce dimanche, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rappelé que le projet de reconstruction du pont de Djonou ne date pas d’hier. « Il y a deux ans déjà le gouvernement a annoncé les travaux de reprise de ce pont de Djonou. Il aurait dû être déjà reconstruit, totalement, plus moderne, plus grand, autant que le vieux pont de Cotonou que nous appelons ancien pont », a-t-il déclaré.
Du budget national au programme de la Banque mondiale
Selon le ministre, la décision initiale était de réaliser les travaux sur budget national. Mais entre temps, la vision a évolué.
« Nous avons vu les choses plus grandes, plus modernes, plus futuristes et nous sommes entrés dans un programme de la Banque mondiale dit de mobilité urbaine. Et dans ce cadre là, la reprise du pont de Djonou comme celui de Cotonou », a expliqué Wilfried Houngbédji.
Ce changement de format a entraîné le report des accords. « Les accords ont été signés avec la Banque mondiale, mais il fallait reprendre les travaux, structurés autrement », a-t-il précisé.
L’ambition est plus large que la seule réfection du pont. Le gouvernement vise à terme à favoriser le transport fluvial de Porto-Novo jusqu’à Calavi en passant par Cotonou. Pour cela, il faut des ouvrages d’une dimension adaptée. « C’est ça qui a fait que les accords ont été différés », a ajouté le porte-parole.
Des solutions d’urgence après les pluies
En attendant le démarrage des grands travaux, les fortes pluies de ces derniers jours ont mis en évidence la vétusté de l’ouvrage actuel et causé d’importants désagréments aux populations.
Face à la situation, le Chef de l’État a donné des instructions immédiates. » L’ une des réflexions du Chef de l’État est de demander au ministre du cadre de vie comment régler le problème de ce pont pour que les années à venir nous ne vivions plus la situation qui a été enregistrée il y a quelques jours », a souligné le ministre, porte parole.
Des mesures provisoires sont déjà en cours. « Dans l’immédiat le ministre du cadre de vie a mis les dispositions avec une intervention d’appoint qui soit là afin de drainer l’eau, en améliorant la profondeur pour que cela ne déborde plus et de créer les ennuis que nous avons connus », a rassuré Wilfried Houngbédji.
2 à 3 ans de travaux en perspective
Le porte-parole du gouvernement a enfin donné le calendrier du projet structurant. « Les travaux de reprise dans le cadre de la mobilité dureront 2 à 3 ans quand ça va commencer », a-t-il annoncé.Objectif : offrir un meilleur confort de circulation et éviter que les eaux ne stagnent plus au niveau du pont.
« À l’arrivée nous aurons un meilleur confort de circulation et les eaux ne resteront plus là », a conclu le ministre.
Boniface KABLA
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