L’audience du mardi 6 octobre 2026 n’a pas permis à Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, d’obtenir sa remise en liberté. Détenu en Afrique du Sud depuis le 13 avril, l’activiste béninois reste en détention, alors que la procédure liée à sa demande d’extradition vers le Bénin connaîtra une nouvelle audience le 20 novembre prochain.
Kémi Séba demeure derrière les barreaux en Afrique du Sud. L’audience tenue ce mardi 6 octobre 2026 n’a finalement pas abouti à une décision favorable à l’activiste, qui reste détenu dans l’attente de la suite des procédures engagées contre lui.
Deux procédures distinctes
Le dossier de Kémi Séba comporte deux volets distincts devant les autorités sud-africaines. Le premier concerne sa situation au regard de la législation sud-africaine sur l’immigration. Le second porte sur la demande d’extradition formulée par les autorités béninoises.
Lors de la précédente audience, Kémi Séba avait notamment fait valoir l’existence d’un statut diplomatique lié au Niger. Cet argument n’a toutefois pas permis d’obtenir sa libération, aucun statut diplomatique officiellement reconnu en Afrique du Sud au nom du Niger n’étant retenu dans la procédure.
Cotonou réclame son transfert
Les autorités béninoises demandent l’extradition de Kémi Séba vers le Bénin afin qu’il puisse répondre devant la justice des faits qui lui sont reprochés. La procédure béninoise évoque notamment les qualifications d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». Le dossier d’extradition sera de nouveau examiné le 20 novembre 2026.
En attendant cette nouvelle échéance judiciaire, Kémi Séba, détenu en Afrique du Sud depuis le 13 avril 2026, reste donc en détention.
Aser ABALLO
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