Fiscalité au Bénin : La nouveauté dans le dispositif des 5% d’AIB aux entreprises

Economie & Tech

Compter du 7 septembre 2026, certaines entreprises non à jour de leurs obligations fiscales devront s’acquitter d’un acompte sur impôt avant de pouvoir émettre des factures normalisées. Le directeur général des Impôts, Erick Maxime Akakpo-Djihountry, explique ce qui change et rappelle que cette mesure était déjà appliquée aux personnes physiques exerçant une activité économique.

‎Le dispositif de l’Acompte sur impôt assis sur les bénéfices (AIB) entre dans une nouvelle phase au Bénin. Selon le directeur général des Impôts, Erick Maxime Akakpo-Djihountry, les personnes morales qui ne sont pas à jour de leurs obligations fiscales devront, à partir du 7 septembre 2026, payer un acompte avant d’émettre leurs factures normalisées.

‎Le taux annoncé est d’environ 5% du montant hors taxes de la facture. Cette somme constitue un précompte sur l’impôt définitif que l’entreprise devra acquitter. L’objectif est de pousser les contribuables à régulariser leur situation et de faire en sorte que les acteurs économiques soient soumis aux mêmes obligations fiscales.

‎Un dispositif déjà appliqué aux personnes physiques

‎Le DGI précise que cette mesure n’est pas nouvelle. Elle a été mise en œuvre progressivement, conformément à une disposition légale prévue depuis plusieurs années. La première phase concernait les personnes physiques exerçant une activité économique.

‎Depuis le 9 septembre 2024, ces contribuables doivent déjà payer l’AIB de 5% sur le montant hors taxes de leurs factures avant leur émission. La nouvelle étape consiste donc à étendre ce mécanisme aux personnes morales concernées.

‎L’IFU désactivé, un signal de non-conformité

‎Erick Maxime Akakpo-Djihountry rappelle également que la désactivation de l’Identifiant fiscal unique (IFU) traduit une situation de non-conformité aux obligations fiscales. Les entreprises concernées devront ainsi se mettre à jour pour éviter les conséquences liées à ce dispositif.

‎Le directeur général des Impôts insiste sur le caractère légal de la mesure et sur la volonté de l’administration fiscale de poursuivre son application de manière progressive.

‎A. A

 

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