Dans une rencontre à sens unique, l’équipe de France a facilement écarté la Suède mardi soir (3-0) pour se qualifier en huitièmes de finale, où l’attend le Paraguay. Grâce à un doublé de Mbappé et un but de Barcola, les Bleus ont marqué les esprits et assumé leur statut de favoris à la victoire finale.
Si les joueurs paraguayens étaient devant leur écran pour regarder ce France-Suède, ils ont pu voir la montagne qui les attend samedi prochain à 21 h TU à Philadelphie. Si la Albirroja a déjoué tous les pronostics en éliminant l’Allemagne en 16es de finale, c’est un plus gros morceau qui l’attend avec cette équipe de France, sûre de sa force, à l’attaque polymorphe, et à l’application d’une équipe qui compte aller au bout. Ce n’est pas la Suède qui va dire le contraire, muselée comme jamais, quasi éteinte par la maîtrise sans forcer des hommes de Didier Deschamps.
Les Bleus ont marqué les esprits avec ce match parce qu’avant eux, aucun seizième de finale n’avait été joué dans la facilité : tous les gros ont peiné pour arracher leur ticket dans des rencontres disputées en étant constamment sur un fil. L’équipe de France, elle, a plutôt tenu les ficelles du spectacle face à une Suède qu’on voyait plus menaçante, avec des atouts offensifs incarnés par le duo Gyökeres-Isak.
Mais malgré une disposition compacte en 4-4-2, défendant très souvent à 11, les hommes de Graham Potter n’ont pas fait le poids. Sous une chaleur mesurée à 32 degrés, les Bleus, qui ont timidement entamé la rencontre avant de monter en puissance, ont étouffé les Suédois et multiplié les occasions : par Digne (15e), Barcola (19e), avant que Mbappé ne pense ouvrir le score (20e). Mais l’attaquant français était signalé hors-jeu d’une épaule. Le capitaine va revenir à la charge, mais trouvera le poteau sur sa route (32e). Le poteau, encore, va repousser ensuite une magnifique reprise acrobatique de Michael Olise (36e). Le geste de grande classe de l’ailier du Bayern aurait vraiment mérité un meilleur sort.
On s’est dit que les Bleus allaient rejoindre les vestiaires sur ce 0-0, pas cher payé pour des Suédois qui n’avaient rien montré. Et c’est à ce moment que Kylian Mbappé a débloqué la rencontre en réglant la mire : à la suite d’un corner joué court, le capitaine des Bleus a reçu le ballon dans la surface, effacé son vis-à-vis et trompe Widell Zetterström (45e). La France est devant, logiquement. Elle va le rester pendant toute la rencontre.
Le deuxième but est arrivé peu de temps après la reprise, sur une magnifique passe d’Olise pour Bradley Barcola, qui ne s’est pas privé de fusiller le gardien suédois et de permettre aux Bleus de faire le break (52e).
La France n’a lâché l’étreinte à aucun moment et la Suède a donné des allures d’une équipe qui n’arrive pas à se révolter, pensant plus à limiter la correction qu’à tenter un exploit. Le troisième but avec Olise et ses passes laser qui a trouvé Mbappé dans la surface pour le doublé du capitaine (74e) a bouclé le récital. On se dit alors qu’il ne manque qu’un but d’Olise, généreux pourvoyeurs de buts mais pas encore récompensé malgré ses multiples occasions. Ce ne sera pas pour cette fois. Il sortira, remplacé par Rayan Cherki et la Suède en profitera pour s’offrir enfin sa plus grosse occasion par Gyökeres, qui a trouvé les gants de Mike Maignan sur sa route (89e).
Les Bleus se dirigent donc vers leur huitième de finale à Philadelphie face au Paraguay, un adversaire qui va rappeler de bons souvenirs aux témoins de la Coupe du monde 1998. C’était aussi un huitième de finale, c’était une victoire, et la suite de l’histoire, on la connaît bien.