Invité d’une émission dimanche 14 juin sur E-Télé, Dr Bio Sarako Tamou, député à l’Assemblée nationale sous la bannière de l’Union Progressiste Le Renouveau, a mis l’accent sur la nécessité d’ancrer le Programme d’Action du Gouvernement dans les réalités du terrain.
L’ancien maire de Banikoara estime que l’adhésion des citoyens constitue le socle de toute politique publique efficace. Pour lui, il faut des relais indispensables entre l’État et les populations
Pour le parlementaire, la réussite de l’action gouvernementale repose d’abord sur la capacité des formations politiques à expliquer et à vulgariser les orientations du président Romuald de Wadagni. Il insiste sur une planification rigoureuse des activités de proximité afin d’optimiser la participation citoyenne.
S’agissant des élus, il distingue deux missions complémentaires. Les députés, souligne-t-il, ont pour charge de légiférer et de contrôler l’exécutif. Au-delà de l’examen des projets de loi, chaque représentant de la Nation doit se faire l’écho constant des attentes de ses mandants.
Quant aux élus communaux — maires, chefs d’arrondissement, conseillers — leur responsabilité est d’autant plus directe que toute politique publique se concrétise sur un territoire. Avec la réflexion en cours sur les six pôles de développement territorial voulus par le chef de l’État, leur rôle de facilitateur et d’accompagnateur des projets gouvernementaux devient central.
Remonter les préoccupations, former les générations futures
Dr Bio Sarako Tamou décrit un mécanisme de remontée d’informations structuré : les cellules de base se réunissent au niveau village, transmettent leurs rapports à l’arrondissement, puis à la section, à la circonscription, jusqu’à la direction exécutive de l’UP-R. Ce circuit, selon lui, permet de capter les aspirations réelles des populations et de les porter au sommet de la décision.
Le député s’est aussi félicité de la diplomatie de bon voisinage conduite par le Bénin, qu’il juge porteuse de retombées économiques et sociales. Il y voit un levier supplémentaire dans la lutte contre l’extrême pauvreté.
Sur le plan partisan, il annonce une dynamique de formation massive. L’UP-R entend outiller ses militants à travers son école du parti, mais aussi via ses organisations de masse : une structure dédiée à la jeunesse pour susciter des vocations politiques, et la Ligue des femmes pour renforcer le leadership féminin. Objectif affiché : préparer la relève et assurer la pérennité d’une classe politique renouvelée, au-delà des figures historiques comme Joseph Djogbéniu ou Bruno Amoussou.
En somme, pour Dr Bio Sarako Tamou, l’efficacité de l’action publique passe par trois piliers : la pédagogie politique, l’ancrage territorial des élus et la formation continue des cadres de demain.
Boniface KABLA