Sénégal : Critiques sur un don de 500 millions de FCFA de la fondation de l’une des épouses de Diomaye Faye

Afrique

Dans un communiqué, Kiiraay, le parti présidentiel clarifie l’origine des 500 millions de FCFA

Au Sénégal, c’est une démonstration de charité qui est rattrapée par la controverse. Le 5 septembre, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé un don de 500 millions de francs CFA d’une fondation dirigée par l’une de ses épouses pour l’acquisition de 200 000 billets d’entrée aux Jeux olympiques de la jeunesse à destination des écoles. S’en est suivie une véritable polémique sur les réseaux sociaux portant sur l’origine de cet argent.

 

Plutôt que l’aspect solidaire, la principale question des internautes au Sénégal concerne la provenance de ces ressources de la Fondation Sénégal Solidaire dirigée par la première épouse du chef de l’État, Marie Khone Faye.

Le parti présidentiel a rapidement précisé qu’il ne s’agit pas d’argent public. « Ces 500 millions de francs CFA [762 000 euros, NDLR] ne proviennent pas du budget. Ils ont été mobilisés auprès de bailleurs internationaux, d’entreprises et de mécènes », assure Kiiraay dans un communiqué, qui dénonce un procès d’intention et une « manipulation politique ». Et de préciser que cette enveloppe représente 3% du budget global des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ 2026) prévus au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Cette fondation n’est pas inscrite au budget de l’État : ses financements doivent venir de partenaires extérieurs. La première dame n’a d’ailleurs pas de statut public au Sénégal. Aucun salaire ne lui est versé et aucun budget ne lui est alloué, rappelle pour sa part l’analyste politique Assane Samb.

Difficultés économiques et tensions politiques

Mais dans un contexte économique difficile où les Sénégalais dénoncent la cherté de la vie, allouer une telle somme à un événement sportif a été mal compris par de nombreux Sénégalais.

La controverse a été alimentée par le Pastef, le parti de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko devenu président de l’Assemblée nationale, en concurrence politique avec son ancien allié, Bassirou Diomaye Faye.