Le prestigieux amphithéâtre Idriss Déby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a accueilli, les 13 et 14 août 2026, la deuxième édition du Congrès National des Étudiants Agronomes du Bénin (CNEAB 2026), une initiative de l’International Association of Students in Agricultural and Related Sciences (IAAS) Bénin. Placée sous le thème « Étudiants en agronomie et sciences connexes au Bénin : quelles compétences pour réussir et s’imposer sur le marché de l’emploi ? », cette deuxième édition a offert un cadre de réflexion, de formation, de réseautage et de partage d’expériences autour de l’employabilité des jeunes agronomes.
Sous la direction de Jacques Roméo MAHOUSSI, Directeur National de IAAS Bénin, l’événement a réuni plus de 400 participants, notamment des étudiants issus des universités publiques et privées du Bénin, des jeunes professionnels, des enseignants-chercheurs et différents acteurs du secteur agricole.
Une cérémonie d’ouverture tournée vers l’avenir
La cérémonie d’ouverture a permis aux différents responsables et acteurs présents de rappeler l’importance d’une meilleure préparation des étudiants aux réalités du monde professionnel.
Pour Divine TAMADAHO, représentante des comités locaux de IAAS Bénin, et Brunelle GBAGUIDI, Vice-Présidente Exchange de IAAS Bénin, la jeunesse agronome a un rôle majeur à jouer dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires. Le congrès constitue ainsi une occasion pour les futurs professionnels de réfléchir à leur contribution aux enjeux de durabilité, de résilience et de développement agricole. De son côté, Gérard KOBA, Président du Comité d’Organisation, a insisté sur la nécessité pour les étudiants de développer des compétences concrètes, de cultiver l’innovation et de s’intéresser davantage à l’entrepreneuriat. Prenant la parole, Jacques Roméo MAHOUSSI, Directeur National de IAAS Bénin, a rappelé que l’accès à l’emploi constitue une préoccupation réelle pour de nombreux jeunes diplômés. « La détermination de l’accès à l’emploi provient-elle uniquement du diplôme, des compétences, du réseautage ou encore de la capacité à saisir les opportunités ? », s’est-il interrogé, résumant ainsi l’une des principales préoccupations ayant motivé cette deuxième édition.

La Professeure Flora CHADARE, marraine du congrès, a officiellement lancé les travaux. Dans son intervention, elle a notamment appelé les jeunes agronomes à mieux valoriser leurs compétences et à se préparer aux exigences du secteur.
La cérémonie a également connu la participation des principales organisations estudiantines du secteur agronomique, notamment l’ADEIA de la FSA/UAC, l’AEFAP de la FA/UP et l’UnEtA de l’UNA.
Des experts pour mieux comprendre les réalités du marché de l’emploi
Les deux journées ont été rythmées par plusieurs communications, panels et séances de partage d’expériences.
La Keynote, animée par M. Consolat HOUNTIN KIKI, Agroéconomiste et Expert en Finance Climatique et Agricole, autour des défis actuels et futurs du secteur agricole béninois et des opportunités de positionnement professionnel, a permis aux participants de mieux comprendre les mutations du secteur et les perspectives qui s’offrent aux jeunes agronomes. Un premier panel a porté sur « Les stratégies d’insertion professionnelle pour les jeunes agronomes », avec un accent sur les compétences recherchées par les employeurs, le développement personnel, le réseautage, le numérique et la capacité à saisir les opportunités. Il a réuni la Professeure Flora CHADARE, M. Consolat HOUNTIN KIKI, M. Madjidi ZIN et M. ADINSI.

Un second panel a été consacré à l’entrepreneuriat après les études universitaires en agronomie et sciences connexes. Mme Julienne AGOSSADOU, Dr Marietta GONROUDOBOU et M. Bignon DANSOU ont partagé leurs expériences et formulé des conseils pratiques à l’endroit des jeunes souhaitant créer de la valeur et développer leurs propres initiatives.
Le World Café pour réfléchir collectivement aux solutions
L’un des moments forts du congrès a été le World Café, qui a permis aux participants de travailler en groupes autour des déterminants de l’employabilité des jeunes agronomes. Les discussions ont favorisé la confrontation des expériences, l’identification des difficultés rencontrées par les étudiants et jeunes diplômés et surtout la formulation collective de pistes de solutions. La restitution des travaux a permis de faire émerger plusieurs recommandations et propositions directement portées par les participants.
Au-delà de la formation, l’importance du réseau
Le CNEAB 2026 a également été un espace privilégié de rencontre entre étudiants issus de différentes universités. Pour les organisateurs, cette dimension est essentielle. Dans un secteur agricole où les collaborations, les projets, les formations et les opportunités nécessitent souvent de travailler avec différents acteurs, le réseautage apparaît comme une compétence à part entière. Les participants ont ainsi pu rencontrer leurs pairs, des professionnels et différentes personnes ressources avec lesquelles de futures collaborations pourraient voir le jour.
Un congrès pour provoquer un changement
Au terme de ces deux journées, le CNEAB 2026 aura permis de replacer la question de l’employabilité au cœur des préoccupations de la jeunesse agronome.

Pour Jacques Roméo MAHOUSSI, l’objectif n’était pas simplement d’organiser un événement, mais de provoquer une réflexion et un changement dans la manière dont les jeunes envisagent leur avenir professionnel. Le CNEAB 2026 aura ainsi permis, pendant deux jours, à mieux préparer la nouvelle génération d’agronomes à contribuer à la transformation du secteur agricole béninois.
IAAS Bénin confirme son engagement en faveur de la jeunesse agronome
À travers le CNEAB, International Association of Students in Agricultural and Related Sciences (IAAS) Bénin poursuit sa mission de développement des compétences, de leadership, d’échanges et de réseautage des étudiants en agriculture et sciences connexes.

Après une première édition organisée en 2025, cette deuxième édition confirme la volonté de l’organisation de faire du CNEAB un rendez-vous national de référence pour la jeunesse agronome béninoise. Au-delà des deux jours de travaux, IAAS Bénin entend ainsi inscrire cette initiative dans la durée et contribuer, à son échelle, à la préparation d’une jeunesse agronome davantage compétente, connectée aux réalités du secteur et capable de saisir les opportunités qui s’offrent à elle.
S.E.
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