Dans un match complètement fou, l’Angleterre s’est imposée 3-2 face au Mexique dans son antre du stade Azteca de Mexico. Réduits à dix pendant 40 minutes et menacés par la réduction du score des Mexicains, les « Three Lions » se sont faits peur et ont dû batailler jusqu’à la dernière seconde pour décrocher leur qualification face à une équipe du Mexique qui pourra nourrir des regrets après son élimination.
Aller défier le Mexique au mythique stade Azteca de Mexico n’est jamais une promenade de santé. L’Angleterre était prévenue et malgré les intempéries qui ont repoussé le coup d’envoi d’une heure, l’altitude de 2240m à laquelle les Three Lions n’ont pas eu le temps de s’acclimater et la furia des 80 000 mexicains venus supporter le pays co-organisateur, Harry Kane et ses coéquipiers ont d’abord su prendre par le bon bout ce huitième de finale qui avait tout du match piège avant que le scénario complètement fou de la rencontre ne les oblige à batailler jusqu’à la dernière seconde pour valider leur qualification.
Les Mexicains n’avaient jusqu’ici jamais perdu un match de Coupe du monde dans leur stade fétiche. La tâche s’annonçait donc immense pour des Anglais, pas toujours très convaincants en phase de groupe, contrairement à leurs adversaires du soir, vainqueurs de leurs quatre derniers matches sans encaisser un but.
Bellingham, deux buts en 90 secondes
Dans une ambiance bouillante, c’est d’ailleurs « El Tricolor » qui a allumé la première mèche avec une tête plongeante de Jimenez dès la 15e minute obligeant Jordan Pickford à une parade de haut vol qui a tout de suite mis ses coéquipiers dans le bain. Survoltés, les Mexicains ont imposé aux hommes de Thomas Tuchel une intensité folle en première période et une âpre bataille au milieu de terrain.
Mais en laissant l’initiative aux Mexicains, les Anglais ont su se montrer les plus malins. Le plan mis en place par Tuchel semblait même parfaitement exécuté quand à la 36e minute sur la première grosse occasion anglaise, Buyako Saka a mystifié Gallardo pour déposer un centre sur la tête de Jude Bellingham qui n’avait alors plus qu’à tromper Raul Rangel. D’une efficacité clinique, Bellingham a doublé la mise à peine une minute plus tard en récupérant le ballon sur l’engagement mexicain, laissant du même coup les joueurs de Javier Aguirre K.O. debout.
Le Mexique touché, mais pas coulé
Mais dans une fin de première période de folie, « El Tri » a su se remettre la tête à l’endroit, grâce à la réduction du score de Quinones à la 42e minute. L’attaquant mexicain à crucifié Pickford d’une reprise de volée alors que le ballon traînait dans la surface. Toujours vivants, les Mexicains ont poussé pour égaliser avant la pause, en vain. La faute à un très bon Pickford mais aussi, encore une fois, à Bellingham qui a sauvé les siens, en enlevant le ballon des pieds de César Montes qui s’apprêter à ajuster Pickford à bout portant.
Sans doute soulagés de rentrer aux vestiaires avec un but d’avance, les Anglais ont profité de la pause en pensant avoir laissé passer l’orage. Le seconde période a pourtant repris avec la même intensité et le match est devenu complètement fou quand le latéral droit anglais Jarell Quansah s’est fait exclure, après visionnage de la Var, pour un tacle bien trop appuyé sur Gallardo.
Une affaire de penalties
Et si la « Tri » espérait tirer profit de son avantage numérique pour revenir au score, ses espoirs ont été douchés quand cinq minutes plus tard l’arbitre a désigné le point de pénalty après que le gardien mexicain a fauché Anthony Gordon dans la surface. Harry Kane ne s’est pas fait prier pour le transformer en pensant probablement mettre son équipe à l’abri. C’était sans compter sur un autre pénalty, assez sévère, sifflé cette fois contre l’Angleterre et, ironie du sort, provoqué par Kane. Sans trembler, Raul Gimenez a trompé Pickford et fait entrer le stade Azteca en fusion alors qu’il restait 20 minutes de jeu dans le temps réglementaire.
Vingt minutes, agrémentées de 11 minutes supplémentaires de temps additionnelles, qui se sont résumées à un attaque défense interminable pour les Anglais, qui en infériorité numérique, sont passés à une défense à cinq pour préserver leur maigre avantage. Chauffés à blanc par leurs supporters, les Mexicains ont poussé jusqu’à la dernière minute mais ils n’ont pas trouvé la faille malgré plusieurs occasions très chaudes pour leur laisseront certainement des regrets.
Au terme d’une rencontre au scénario complètement fou, les Anglais sont ainsi devenus la troisième équipe seulement à battre « El Tricolor » dans son stade Azteca, ce qui donne la mesure de la performance. Héroïques et épuisés par ce combat épique, les Anglais ont plié mais ils n’ont pas cédé. Ils joueront leur quart de finale le 11 juillet face à la Norvège.
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