L’Argentine a été poussée dans ses retranchements et jusqu’au bout de la nuit pour se défaire d’une équipe du Cap-Vert héroïque (3-2 a.p.), en 16es de finale de la Coupe du monde. Les Requins Bleus sont revenus au score à deux reprises, égalisant notamment en prolongation (103e) avant de céder une nouvelle fois avant la séance de tirs au but. Lionel Messi a lui marqué son 7e but dans cette édition, le 20e en Coupe du monde. L’Argentine affrontera l’Égypte le 7 juillet prochain en 8es de finale.
C’est un match qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde. Opposés aux champions du monde argentins dans un 16e de finale qui semblait hors de portée pour lui, le Cap-Vert a fai trembler plus que quiconque l’Argentine en l’emmenant jusqu’en prolongation à Miami.
L’Albiceleste n’a pas eu beaucoup d’occasions franches à se mettre sous la dent, mais une seule a suffi. D’abord repoussée un temps par le bloc compact mis en place par le Cap-Vert, elle s’en est encore remise à Lionel Messi pour trouver la solution. C’est simple, le capitaine argentin était partout.
La première alerte est venue de lui, d’une frappe dans la surface un peu trop croisée pour trouver le cadre (14e). Il s’est ensuite chargé d’un coup franc aux abords de la surface, capté facilement par Vozinha (17e). Le gardien cap-verdien a ensuite dû plonger pour intercepter dans ses pieds un centre dangereux de Nahuel Molina (18e). Bref, tout est passé par l’homme providentiel argentin. Et évidemment, en un seul éclair de génie, il a trouvé la faille.
Sur une longue ouverture de Lisandro Martínez dans la surface, Messi a enchaîné un contrôle soyeux du pied gauche et un tir sous la transversale à bout portant devant Vozinha pour ouvrir le score (29e, 1-0). Clinique et toujours aussi inarrêtable, l’Argentin signait avec cette nouvelle réalisation son 7e but dans cette édition et le 20e au total en Coupe du monde. Il devenait également le le premier joueur de l’histoire à marquer lors de 8 matchs consécutifs dans la compétition.
En face, les Cap-Verdiens n’ont quasiment pas existé si ce n’est sur une bonne percée de Ryan Mendes sur l’aile droite suivie d’une frappe contrée par la défense (7e). Pas de quoi inquiéter les champions du monde argentins, qui auraient même pu aggraver le score avec une frappe à 20 mètres d’Enzo Fernández détournée par Vozinha (44e).
Vozinha tient tête à Messi
Mais comme l’ont appris l’Espagne et l’Uruguay en phase de groupes, les Requins Bleus ont du mordant. En début de second acte, Deroy Duarte a signé la première occasion cadrée du Cap-Vert en reprenant un ballon dans l’axe pour forcer Emiliano Martínez à s’employer devant son but (53e). Bien plus entreprenants face à une équipe d’Argentine plus permissive, les Cap-Verdiens ont frappé un grand coup en égalisant face aux champions du monde en titre.
Duarte, à droite du but dans un angle fermé, a croisé sa frappe dans le petit filet opposé (59e, 1-1) pour remettre les deux équipes à égalité et confirmer définitivement le statut de sensation décerné à cette équipe du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.
Seul Messi a semblé en mesure de faire pencher la balance à nouveau, mais Vozinha lui a barré la route en réalisant une parade énorme en face-à-face avec l’Argentin (63e) puis en détournant des deux mains son coup franc tiré rapidement (73e). Le Cap-Vert s’est montré remarquable de résistance et a échappé à un scénario cruel lors de la dernière minute du temps réglementaire, lorsque Pico Lopes a touché le ballon de la tête puis du bras lors d’un duel aérien avec Alexis Mac Allister (90e), mais que l’arbitre a jugé involontaire.
Pour sceller la prolongation, Vozinha s’est opposé une nouvelle fois à Messi sur coup franc, dévié avant de rebondir juste devant le portier cap-verdien qui a réalisé une parade réflexe sur sa ligne (90e+5)
Lopes Cabral prolonge le rêve
Plutôt décevants dans cette rencontre, les Argentins ont été soulagés d’entrée par Lisandro Martínez alors qu’ils semblaient en panne d’inspiration pour faire céder le Cap-Vert. Sur corner, le défenseur central argentin a récupéré un ballon prolongé au second poteau avant de tromper Vozinha d’un tir puissant sous la barre (92e, 2-1).
Et alors que le monde pensait que l’affaire était enfin pliée avec ce nouveau coup sur la tête des Cap-Verdiens, Sidny Lopes Cabral a prolongé encore un peu plus un match qui restera sans nul doute dans l’histoire de la Coupe du monde.
Depuis le côté gauche, Sidny Lopes Cabral a enroulé une frappe sublime dans la lucarne opposée d’Emiliano Martínez (103e, 2-2) et transporté ce match vers une autre dimension.
Cristian Romero a finalement mis fin au rêve des Cap-Verdiens en inscrivant le troisième but argentin d’une tête croisée dans la surface (111e, 3-2). Mais les Requins ont tenté de mordre leurs adversaires jusqu’au bout, et ont fait tremblé toute l’Argentine avec une ultime tentative de Lopes Cabral claquée du bout des gants par Martínez (116e). Les Argentins ont tremblé plus que jamais et jusqu’au bout de la nuit à Miami, mais ils seront bien au rendez-vous des 8es de finale contre l’Égypte le 7 juillet prochain. Le parcours du Cap-Vert s’arrête là, mais cette équipe et ce match restera lui pour longtemps dans l’histoire de la Coupe du monde.
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