Moyen Orient : Fin des premières discussions entre les États-Unis et l’Iran en Suisse, Trump menace encore Téhéran

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Les discussions entre les États-Unis et l’Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient ont commencé ce dimanche 21 juin en Suisse, a confirmé le Qatar, médiateur dans ces négociations, quatre jours après la signature d’un protocole d’accord. Ces pourparlers sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Le vice-président américain JD Vance évoque une « rencontre historique ». Les premières discussions se sont achevéss ce 21 juin, après un message de Donald Trump menaçant de reprendre les frappes, jugé insultant par l’Iran.

 

Ce qu’il faut retenir

 Les discussions entre les États-Unis et l’Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient ont débuté dimanche 21 juin dans l’après-midi dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, le vice-ptrésident américain, JD Vance, évoque une « rencontre historique ». Elle intervient quatre jours après la signature d’un protocole d’accord déjà fragilisé par la situation au Liban. Des discussions interrompues par un message jugé insultant de Donald Trump.

 La délégation iranienne est notamment composée du présient du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et du chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Côté américain, le vice-président J.D. Vance, ainsi que l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner sont aussi présents en Suisse. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharifdont la médiation a été décisive, est également arrivé au Bürgenstock dimanche matin.

L’Iran qui a annoncé «fermer au trafic maritime» le détroit d’Ormuz en réaction aux attaques d’Israël au Liban, qui ont fait plus de 4 000 morts depuis le 2 mars. Donald Trump menace l’iran, s’il met sa menace à exécution de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz.

Un cinquième cycle de pourparlers entre le Liban et Israël devait avoir lieu du 23 au 25 juin ​à Washington. C’est ce qui avait été annoncé par le département d’État américain, à la ‌suite d’un entretien téléphonique entre Marco Rubio et le président libanais Joseph Aoun.

Que dit la composition des délégations américaine et iranienne venues discuter en Suisse ?

Les discussions entamées ce 21 juin ebn Suisse sont censées, sous un délai de 60 jours renouvelables, aboutir à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. C’est dans un climat particulièrement tendu que s’est tenue cette première journée. Alors que le cessez-le-feu au Liban est déjà mis à rude épreuve et que les tensions se ravivent autour du détroit d’Ormuz, les deux pays tentent de relancer le dialogue.

Que révèle la composition des délégations sur les intentions réelles de Washington et de Téhéran ? Côté iranien, on retrouve notamment le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, l’un des artisans de l’accord sur le nucléaire de 2015. Côté américain, le vice-président JD Vance est entouré de Steve Witkoff et de Jared Kushner, deux équipes au profil très différent, selon Jonathan Piron, historien et spécialiste du Moyen-Orient.

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Pourparlers en Suisse : la délégation iranienne «reste engagée» dans les discussions

La délégation iranienne dépêchée en Suisse pour négocier avec les États-Unis et des médiateurs un accord visant à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient « reste engagée » dans les discussions, a indiqué dimanche soir à l’AFP un diplomate proche des négociations. La délégation iranienne reste engagée dans les discussions et n’a pas communiqué aux médiateurs d’intention de partir », a indiqué ce diplomate sous couvert d’anonymat, après des informations de médias iraniens faisant état du départ des négociateurs iraniens du bâtiment où se tenaient les pourparlers.

Suisse : la délégation iranienne a quitté le lieu des discussions, selon un média d’État iranien

La délégation iranienne a quitté dimanche soir en Suisse le lieu où se tenaient des pourparlers avec les États-Unis, après un message sur les réseaux sociaux jugé « insultant » de Donald Trump, selon l’agence de presse gouvernementale Irna. « La délégation de la République islamique d’Iran a quitté le bâtiment où se déroulaient les négociations », a écrit Irna, en ajoutant que les pourparlers, menés sous médiation du Pakistan et du Qatar, étaient « entrés dans une phase difficile après 80 minutes de discussions et une interruption, à la suite de la publication d’un message insultant du président des Etats-Unis. »  Donald Trump a menacé de reprendre les frappes sur l’Iran si le pays n’empêchait pas ses alliés du Hezbollah de « causer des problèmes » au Liban.

Un ministre allemand accuse Trump d’être responsable de la fermeture du détroit d’Ormuz

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a imputé ce 21 juin au président américain, Donald Trump, la responsabilité de la fermeture du détroit d’Ormuz annoncée par l’Iran, appelant à la réouverture de cette voie navigable vitale. « En fin de compte, c’est Donald Trump qui a enfoncé le bouchon dans le goulot du détroit d’Ormuz, pas nous, mais nous avons intérêt à le retirer », a déclaré Boris Pistorius lors d’une interview à la chaîne publique ARD. Le détroit d’Ormuz, voie de transit essentielle pour les livraisons de pétrole et de gaz, a été bloqué pendant les hostilités qui ont débuté le 28 février à la suite des attaques américano-israéliennes contre l’Iran.

Suisse : fin des premières discussions entre les États-Unis et l’Iran au Burgenstock

De ⁠premiers pourparlers se sont tenus dimanche 21 juin en Suisse entre les États-Unis et l’Iran, en présence des médiateurs ⁠qatariens et pakistanais, le ​vice-président américain JD Vance évoquant de « grand progrès ». La réunion dans la station alpine de Bürgenstock, près de Lucerne, s’est achevée vers 15h GMT, selon une source proche d’une des délégations. Le sujet principal aujourd’hui portait sur la fin des hostilités au Liban, explique Murielle Paradon de RFI