Au Bénin, le tribunal d’Abomey-Calavi a examiné ce mercredi 10 juin 2026 deux dossiers opposant un chef d’entreprise à son ancienne employée.
Les deux parties se sont retrouvées à la barre pour deux affaires distinctes. La première porte sur des faits présumés d’abus de confiance. Le chef d’entreprise accuse son employée d’avoir effectué des retraits sur son compte à son insu, puis d’avoir abandonné son poste sans préavis.
À la barre, informe Bip radio, l’employée a rejeté ces accusations. Elle a indiqué qu’elle informait systématiquement son employeur après chaque opération financière. Elle a précisé qu’il était habituel, dans ses fonctions, de préfinancer des achats pour l’entreprise avant d’être remboursée. C’est dans ce climat de confiance que son patron lui aurait transmis le code de son compte Mobile Money. Elle soutient n’avoir retiré que la somme qui lui avait été annoncée. D’autres opérations réalisées ensuite par l’employeur auraient créé la confusion sur les montants en cause.
Relaxe dans les deux dossiers
Après examen des déclarations, jugées contradictoires par la juridiction, le tribunal a prononcé la relaxe pure et simple de l’employée au bénéfice du doute dans ce premier dossier.
Le second dossier concernait une plainte pour harcèlement sexuel déposée par l’employée contre le même patron. Ce dernier a nié les faits. L’ex-employée a reconnu avoir d’abord accepté les avances de son employeur, avant de s’en éloigner en découvrant qu’il entretenait aussi une relation avec sa sœur.
Faute d’éléments de preuves, le tribunal a également relaxé le chef d’entreprise au bénéfice du doute. Les deux parties ressortent donc libres de ces procédures.
B.K.
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