Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé au Togo le jeudi 23 avril dans la soirée. Cela faisait dix ans qu’aucun ministre français ne s’était rendu officiellement à Lomé. Un déplacement de haut niveau donc, au moment où le Togo renforce son statut de médiateur en Afrique.
Dès son arrivée, Jean-Noël Barrot, a été reçu par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, avant de s’entretenir le lendemain matin, vendredi 24 avril, avec son homologue togolais. « Une anomalie » : c’est ainsi que Jean-Noël Barrot, en foulant le sol togolais, a qualifié la dernière décennie sans visite d’un officiel français de haut rang à Lomé.
Dans les déclarations faites depuis la capitale, le diplomate a placé son partenaire togolais au centre des préoccupations françaises. « Le Togo jouera un rôle important au sommet Africa Forward le mois prochain à Nairobi », a souligné Jean-Noël Barrot. « Le président Faure Gnassingbé mène une médiation très importante, dans la région des Grands Lacs en RDC , a-t-il poursuivi, de même que dans la situation du Sahel qui nous préoccupe et où le rôle du Togo est là encore très important. »
Après sa rencontre avec son homologue togolais, le ministre français des Affaires étrangères a encore insisté sur le « rôle pivot » de Lomé au Sahel, étant donné que le Togo partage la même préoccupation que Paris : le « risque terroriste ».
Le Togo n’a jamais caché sa proximité avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger en froid avec la France depuis la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). La semaine dernière, Lomé accueillait un mini-sommet avec les diplomates sahéliens, s’affirmant ainsi comme un pont entre l’AES et le reste du monde.