Du 2 au 7 novembre 2026, une délégation de quatre Ministres Conseillers, conduite par Madame Jeanne Adanbiokou Akakpo, coordonnatrice des ministres conseillers, a sillonné les six communes du département du Mono pour expliquer aux populations les mesures sociales du Gouvernement. Au cœur des échanges, la prise en charge des urgences vitales, la scolarité des filles et l’effectivité des cantines scolaires, dans une démarche participative saluée par une forte mobilisation des communautés.
Dans le cadre de sa mission de relais et de suivi des décisions du Gouvernement auprès des populations, le Collège des Ministres Conseillers s’est déployé sur le terrain. Une délégation de quatre Ministres Conseillers, conduite par Mme Jeanne Adanbiokou Akakpo, Ministre Conseillère aux Infrastructures et au Cadre de Vie et Coordonnatrice du Collège, a sillonné les six communes du département du Mono depuis le 2 novembre 2026.
L’objectif de cette tournée était d’aller à la rencontre des populations, de les sensibiliser aux mesures sociales prises par le Gouvernement et de s’assurer de leur mise en œuvre effective sur le terrain.
Trois mesures au centre des échanges
La mission s’est articulée autour de trois priorités majeures. La première concerne la pérennisation de la mesure de prise en charge systématique des urgences vitales dans les hôpitaux publics. Il s’agit d’expliquer aux populations que cette mesure ne signifie pas la gratuité des soins, mais bien la garantie de recevoir les premiers soins vitaux sans paiement préalable, les frais engagés étant ensuite remboursés dans le cadre du mécanisme mis en place par l’État.
La deuxième porte sur la prise en charge des frais de scolarité des filles. La délégation a tenu à lever une confusion largement répandue : cette mesure ne saurait être assimilée à une gratuité intégrale de la scolarisation des filles.
La troisième a trait à la vérification de l’effectivité du fonctionnement des cantines scolaires, à la suite de leur généralisation par le Gouvernement dans les écoles publiques.
Une démarche participative, en présence du Préfet
Dans chaque commune, la délégation a tenu des séances d’échanges en présence du Préfet du département, des Maires, des chefs d’arrondissements, des élus locaux, des relais communautaires et du personnel de santé.
La méthode retenue a été résolument participative : présentation des mesures, puis écoute attentive des doléances et des préoccupations des populations.
Des constats encourageants
Au terme de cette tournée, achevée par l’étape de la commune de Comè, la délégation a relevé plusieurs constats satisfaisants.
D’abord, une forte mobilisation des populations aux séances de sensibilisation, avec en moyenne 200 participants à chaque étape. Ensuite, la disponibilité remarquable des autorités préfectorales, des membres de la Conférence administrative départementale et des élus locaux. La Coordonnatrice a d’ailleurs salué le sens de coordination du Préfet du Mono.
La délégation a également noté l’enthousiasme et la présence massive des relais communautaires à toutes les étapes, ainsi que leur engagement, aux côtés des chefs de quartiers et de villages, à porter le message jusqu’au dernier ménage. Enfin, elle a salué l’engagement des autorités sanitaires à veiller à une bonne mise en œuvre de la mesure de prise en charge des urgences vitales.
« Plus personne ne doit perdre la vie faute d’argent pour ses premiers soins »
Dans son allocution, Mme Jeanne Adanbiokou Akakpo a rappelé l’ambition du Chef de l’État, le Président Romuald Wadagni, de mettre l’humain au cœur de l’action publique.
« La réussite de cette réforme sera le gage de l’affirmation de nos valeurs : que plus personne ne perde la vie parce qu’il n’a pas d’argent pour ses premiers soins vitaux », a-t-elle souligné.
S’adressant directement aux usagers des hôpitaux et centres de santé publics, la Coordonnatrice a insisté sur un droit nouveau : celui de ne plus se voir refuser les soins d’urgence vitale pour défaut de paiement préalable. En cas de refus, elle a invité les populations à saisir le chef d’arrondissement, le Maire ou les services préfectoraux, un mécanisme de veille ayant été mis en place par le Gouvernement à cet effet.
Elle a également appelé chaque citoyen à jouer pleinement sa partition, afin d’assurer la pérennisation de ces mesures salutaires qui s’enchaînent au fil des Conseils des Ministres.
Des préoccupations exprimées par les populations
Si le message est passé, les populations n’ont pas manqué d’exprimer diverses préoccupations. Parmi celles-ci, le doute sur la sincérité de certaines factures émises après les soins, la bienveillance à l’égard des indigents dans le remboursement des frais, l’implication des chefs de quartiers et de villages au moment de la prise d’engagement après les soins, et l’amélioration des conditions de travail des relais communautaires.
Elles ont également plaidé pour la poursuite de la sensibilisation jusqu’à ce que le dernier ménage s’approprie la mesure, pour l’aménagement de certaines routes menant des villages aux centres de santé, ainsi que pour l’inscription par les mairies d’une ligne budgétaire destinée à soutenir les cantines scolaires.
Des cantines scolaires effectives
Pour vérifier la réalité de la généralisation des cantines, des écoles ont été choisies par les autorités communales pour recevoir la délégation. Le constat y a été, selon les termes de la Coordonnatrice, reluisant : dans toutes les écoles parcourues, les enfants ont reçu un repas chaud à midi. Une preuve tangible, selon elle, de l’effectivité de cette mesure dans le département du Mono.
En somme, pour ce qui concerne la prise en charge des urgences vitales, le message est passé. La délégation espère que dans les prochains jours, le taux de recouvrement des frais engagés connaîtra une hausse significative par rapport à son niveau de septembre dernier.
Un pas de plus vers ce Bénin de rêve que le Gouvernement entend bâtir, avec des citoyens vivants, en bonne santé, et pleinement acteurs de leur propre développement.
Boniface KABLA