Le Tribunal de Première Instance de Première Classe d’Abomey-Calavi a examiné ce jeudi 7 mai 2026 une affaire de vol et de recel de moto de marque Dayang impliquant quatre personnes, dont seulement trois ont comparu devant la juridiction. accusés absents et versions contradictoires, le Tribunal d’Abomey-Calavi peine à démêler l’affaire de vol et de recel de moto revendue à 150 000 FCFA. Face aux nombreuses zones d’ombre, le dossier a été renvoyé.
Selon les éléments exposés à l’audience rapportés par Fraternité, le présumé receleur, identifié par les initiales Y. A., aurait été approché par le nommé K. A. accompagné d’un autre individu pour la vente de l’engin. À la barre, le prévenu a expliqué avoir constaté que la moto ne disposait pas de toutes ses pièces au moment de la transaction. Malgré cette situation, il affirme avoir conclu l’achat pour un montant de 150 000 FCFA.
Mais trois jours seulement après l’opération, la police a procédé à son arrestation. Il est poursuivi pour recel de moto volée. Les investigations menées par les enquêteurs révèlent également que les personnes impliquées dans la vente se seraient partagé l’argent obtenu après la transaction.
Au cours de l’enquête préliminaire, les présumés auteurs du vol ainsi que le receleur avaient pourtant reconnu les faits. Cependant, à l’audience de ce jeudi, l’affaire a connu un spectaculaire revirement. Deux des accusés poursuivis pour vol ont rejeté en bloc les accusations retenues contre eux. Ils ont affirmé avoir été arrêtés à leur domicile et nient toute implication dans la disparition de la moto.
Le receleur présumé, quant à lui, a déclaré ne pas reconnaître les deux accusés présents à l’audience. Il a toutefois confirmé que K. A., absent lors des débats, faisait bien partie des personnes venues lui proposer l’engin à vendre.
Face aux multiples contradictions relevées dans les déclarations, aux contestations des prévenus et surtout à l’absence de certains mis en cause, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au 28 mai prochain pour la poursuite de l’examen de cette affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations.
A. A
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