A la barre ce mardi 13 octobre 2026, la tiktokeuse Florence Kingbo a affirmé que sa famille n’avait pas les moyens de payer l’examen complémentaire réclamé par l’expert. Le dossier est renvoyé au 1er décembre 2026.
Le dossier Florence Kingbo n’a pas connu d’avancée notable ce mardi 13 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). L’audience, qui devait permettre d’évoquer l’expertise psychiatrique de la prévenue, s’est heurtée à une difficulté d’ordre financier.
Au cœur des discussions, un rapport d’expertise toujours incomplet. Selon la présidente de la chambre correctionnelle, l’expert commis aurait conditionné la finalisation de son évaluation à la réalisation d’un scanner. Ce document n’aurait pas été transmis à la défense. Me Aboubacar Baparapé, conseil de Florence Kingbo, a déploré ne pas en avoir reçu copie et a sollicité sa communication afin d’en apprécier la teneur et les recommandations.
« Nous n’avons pas les moyens »
L’annonce que les frais de cet examen complémentaire devraient être supportés par la famille de la prévenue a provoqué sa réaction à la barre.« Vous avez dit que c’est nous qui allons payer les frais, nous n’avons pas les moyens », a lancé Florence Kingbo, évoquant la précarité de ses proches.
Une déclaration qui met en lumière un point de blocage : comment finaliser une expertise médicale jugée nécessaire à la manifestation de la vérité lorsque la personne poursuivie dit ne pas pouvoir en assumer le coût ?La Cour n’a pas tranché sur le champ la question du financement, ni détaillé le montant de l’examen. Au terme des échanges, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 1er décembre 2026. Ce délai devrait permettre de clarifier la situation relative à l’expertise, à sa communication à la défense et aux conditions de réalisation du scanner prescrit. En attendant, l’instruction se poursuit, suspendue à ces éléments médicaux.
B.K.
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