L’arrestation en Afrique du Sud de l’influenceur panafricaniste Kemi Seba relance une procédure judiciaire à forts enjeux diplomatiques. Visé par un mandat d’arrêt international émis par le Bénin, il fait désormais l’objet d’une demande formelle d’extradition, dans un dossier lié à des accusations graves d’incitation à la rébellion et de soutien présumé à une tentative de coup d’État.
Selon plusieurs sources concordantes, une délégation béninoise séjourne actuellement en Afrique du Sud afin de suivre de près la procédure d’extradition visant l’activiste Kemi Seba, interpellé récemment à Pretoria.
L’influenceur, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été arrêté en compagnie de son fils et d’un autre individu dans le cadre d’une opération policière menée avec l’appui d’Interpol. Les autorités sud-africaines évoquent notamment des faits présumés de complot et de violations des lois sur l’immigration.
Les autorités sud-africaines ont confirmé l’ouverture d’une procédure d’extradition vers le Bénin. Le dossier est actuellement examiné par la justice locale, tandis que Kemi Seba reste en détention.
Une audience est attendue dans les prochains jours pour statuer sur la suite de la procédure, notamment autour de la demande d’extradition formulée par Cotonou.
Un mandat d’arrêt international déjà en cours
Le Bénin a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de Kemi Seba en décembre 2025. Il est poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion », dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État manquée du 7 décembre 2025.
Selon les éléments relayés par les autorités judiciaires, l’activiste aurait publiquement soutenu les auteurs présumés de cette tentative de putsch, notamment via des déclarations diffusées sur les réseaux sociaux.
A. ABALLO