Poursuivi pour chantage et cybercriminalité, un homme a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
D’après l’accusation, le prévenu aurait fait pression sur son ancienne compagne en la menaçant de diffuser ses photos à caractère intime. Mariée et mère de famille, la victime aurait été contrainte à la plus grande prudence pour éviter l’exposition publique de ces images sur les réseaux sociaux. Le mis en cause aurait transmis les clichés par l’intermédiaire d’un ami commun, selon les éléments du dossier.
À la barre, le prévenu a contesté l’ensemble des charges. Il a livré sa propre version des faits : « Elle m’a convié un jour à partager un repas d’igname pilée à Zogbo. Je me suis rendu à son invitation. C’est au cours du déjeuner que les agents de police sont intervenus pour m’interpeller », a-t-il déclaré. Il dit n’avoir découvert l’ampleur de l’affaire qu’au moment de son arrestation. Selon sa défense, un proche aurait subtilisé les photos sur son téléphone à son insu pour les utiliser.
Le ministère public a toutefois souligné le caractère ancien et répété du chantage allégué. Le substitut du procureur a également indiqué que l’instruction aurait mis au jour des indices laissant présumer des activités de cybercriminalité.
Dans ses réquisitions, le parquet a requis une peine de sept ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende d’un million de francs CFA. La victime, qui ne s’est pas constituée partie civile, n’a formulé aucune demande d’indemnisation.
La Cour mettra l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 13 juillet 2026.
B. K.
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