Le président du parti de centre-gauche Place publique, Raphaël Glucksmann, a annoncé ce dimanche 23 août sa candidature pour l’élection présidentielle de 2027. L’eurodéputé de 46 ans a officialisé la nouvelle sur la chaîne TF1. Il prendra part à la primaire sociale-démocrate organisée par le Parti socialiste et Place publique, en octobre.
Raphaël Glucksmann sera bien candidat à l’élection présidentielle de 2027. Le co-président du parti de centre-gauche Place publique a officialisé sa candidature ce dimanche 23 août dans le journal de 20h de TF1. Il a confirmé qu’il prendrait part à la primaire sociale-démocrate organisée par le Parti socialiste et par son parti.
« Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu’est en train de devenir notre nation et ce qu’elle pourrait devenir dans les mois qui viennent », a déclaré l’eurodéputé qui s’est dit « candidat pour gagner ».
Glucksmann confirme sa participation à la primaire sociale-démocrate
Le PS et Place publique doivent finaliser dans les prochains jours les modalités de cette primaire, comme les parrainages requis pour les candidats qui doivent appartenir à l’arc social-démocrate.
L’eurodéputé, âgé de 46 ans, partira favori de ce scrutin auquel plusieurs socialistes – Ségolène Royal, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj – souhaitent participer, en attendant la candidature possible du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
Réaffirmant son hostilité à LFI « avec qui il n’y aura plus jamais d’accord si je gagne la primaire », Raphaël Glucksmann a tendu la main aux Écologistes, « qui ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre », et aux communistes, avec qui « nous avons un objectif commun, qui est la réindustrialisation du pays, le fait de remettre les travailleurs au coeur du contrat social ».
Raphaël Glucksmann avait refusé de participer à une primaire plus large qui aurait inclus toute la gauche non-mélenchoniste, avec François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Marine Tondelier.
Sauver l’école publique et taxer les « méga-héritages »
Dans son programme, son obsession sera d’augmenter « la rémunération nette des travailleurs » par une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires.
Elle sera financée « en taxant davantage les méga-héritages, les 1% les plus gros, ça nous permettra de récupérer 15 milliards d’euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs », a-t-il précisé. Il a également promis « un plan de sauvetage de l’école publique » car « ça me retourne les tripes l’état de l’école publique aujourd’hui ».
Sa candidature aura aussi pour conséquence très probable la mise en retrait sur France 2 de sa compagne Léa Salamé, qui présentait le JT. « Comme dans tous les couples, quand la décision de l’un a un impact aussi grand sur la vie de l’autre, nous avons eu de longues discussions mais dans la vie de chacun, il y a un moment où les combats que vous menez, eh bien vous devez les mener jusqu’au bout », a-t-il justifié.
A lire aussi:
Un éboulement fait au moins 31 morts dans une décharge à Conakry