Projet de loi de finances 2027 : Pourquoi Talon ne défendra pas le budget du Sénat devant l’Assemblée nationale

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Le calendrier des auditions devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour l’examen du projet de loi de finances, gestion 2027, est officiellement connu. Si ministres et responsables d’institutions républicaines vont se succéder à partir du 16 novembre prochain, une absence notable retient l’attention : celle du Sénat, dont le budget ne fera pas l’objet d’un passage devant les députés.

Le bal des auditions budgétaires s’ouvrira le lundi 16 novembre 2026 à Porto-Novo. Après la présentation générale du budget de l’État par le gouvernement, le ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou, inaugurera la série de passages devant la Commission budgétaire présidée par l’honorable Gérard Gbénonchi.

Un défilé ministériel et institutionnel du 16 au 30 novembre

Durant cette quinzaine, les différents membres du gouvernement et les présidents d’institutions de la République vont tour à tour défendre les crédits alloués à leurs secteurs respectifs. La Cour des comptes ouvrira la marche pour les institutions le mercredi 18 novembre, suivie du Conseil économique et social (Ces), de la Haute Cour de Justice, de la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh), ainsi que de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, de la Haac et de l’Apdp.

Cependant, à la lecture de la programmation établie, une interrogation émerge : où se situe le Sénat ?

Une règle de tradition institutionnelle

En réalité, il ne s’agit ni d’un oubli ni d’une omission. Conformément à la pratique républicaine en vigueur depuis la première législature, le budget du Sénat — tout comme celui de l’Assemblée nationale — échappe à l’exercice de l’audition devant la Commission budgétaire.

Ces budgets autonomes sont directement transmis au ministère de l’Économie et des Finances pour être intégrés dans le projet de loi de finances globale, adopté en Conseil des ministres le 7 octobre dernier. L’avènement du bicamérisme n’a donc en rien altéré cette règle historique : les deux chambres du Parlement ne planchent pas devant la commission pour leurs propres dotations.

Armelle C. CHABI

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