7è édition du Festival des arts et culture «Aja kannu mabu» : Pari gagné pour Mathieu Agossevi dit Agoh et le comité d’organisation

Santé & Culture

(Il donne rendez-vous pour une 8ème édition plus époustouflante de la valorisation et la promotion de la culture du peuple AJA)

Le Couffo a vibré aux rythmes et sons de la 7è édition du Festival des arts et culture «Aja kannu mabu» fin décembre 2021. Mathieu Agossèvi alias Agoh, artiste-compositeur, chanteur et Président du comité d’organisation de ce festival et le comité d’organisation donnent rendez-vous pour une huitième édition plus époustoufflante.

La 7è édition du Festival des arts et culture «Aja kannu mabu» a été célébrée mercredi 29 décembre 2021 dans le strict respect des mesures barrières contre la Covid 19. Le comité d’organisation a veillé aux grains et les activités se sont déroulées dans la sobriété totale avec la participation de quelques groupes folkloriques. Le Covid 19 ayant repoussé les activités qui se déroulaient initialement chaque année en août. Le comité d’organisation du Festival des arts et culture AJA  ( Aja Kannu Mabu ) a réussi et sacrifié à la tradition afin de tisser la nouvelle corde de valorisation et de promotion de la culture du peuple AJA au bout de l’ancienne.

Côté public, il y avait une marée humaine composée de curieux et fans de la culture adja. Personne n’a voulu se faire conter cette 7è édition célébrée à l’arrondissement central de Dogbo –Tota dans la période des fêtes de fin d’année. Et la seule journée du 29 décembre n’a pas suffi aux organisateurs de faire savourer aux populations venues de tous les horizons et des pays voisins ainsi que de l’extérieur du Bénin, les panégyriques, rythmes traditionnels et autres variétés de la culture du peuple adja. Par le passé,  le festival se déroulait au moins pendant trois (03) jours, sans oublier les phases de sélections des groupes folkloriques. Cette année, le festival a été célébré pendant une journée compte tenu des nouvelles mesures relatives à l’organisation des manifestations culturelles prises par le gouvernement.

« …que l’initiative soit soutenue par les fils et filles de l’aire culturelle Aja »

Au-delà d’une simple compétition scénique, le Festival «Aja kannu mabu», est une occasion pour les groupes folkloriques et artistes de la musique traditionnelle « Zinlin » et autres, de démontrer leurs talents dans des rythmes propres au peuple AJA. Cette année, trois rythmes traditionnels dont le « Zinlin » étaient à l’honneur. Pour Mathieu Agossèvi alias Agoh, artiste-compositeur, chanteur et Président d’organisation du festival, l’idée d’une compétition sur la musique traditionnelle voire les rythmes traditionnels, vient du souci de préserver les valeurs ancestrales propres au plateau «Aja Tado».

Il fait sien l’adage selon lequel,  « Un monde sans culture est un monde mort » et « notre culture est notre identité ».

Des autorités politico-administratives ont honoré de leur présence cette 7è édition. Entre autres, le représentant du Préfet du Couffo et du maire de Dogbo. Ils ont exprimé le vœu que l’initiative soit soutenue par les fils et filles de l’aire culturelle “Aja” pour le développement harmonieux du Bénin.

Comblé de la tenue cette année du festival, Mathieu Agossèvi alias Agoh a remercié tous ceux qui de près ou de loin ont soutenu le Festival « Aja Kannu Mabu » et particulièrement le ministère du tourisme, des arts et de la culture à travers le Fonds des Arts et de la Culture.

« Nous demandons au peuple AJA de rester toujours mobilisé pour la valorisation de sa culture. Nous rassurons d’ores et déjà les populations pressées de vivre une nouvelle édition que les dispositions sont prises pour un succès hors pair de la 8è édition », rassure l’artiste Agoh. A l’orée de la nouvelle année 2022, il a souhaité ses meilleurs vœux à tous : « Nous vous invitons enfin à passer au siège du Festival ‘’Aja Kannu Mabu’’ sis au quartier ‘’santé’’, prendre votre chèque ‘’bonheur’’ à retirer dans la banque ‘’succès’’ et ‘’prospérité’’, du boulevard ‘’paix’’ au guichet ‘’patience’’, ‘’amour’’ et ‘’pardon’’ pour la célébration du nouvel an », a-t-il souhaité.

Emmanuel A. T.