Commune d'Allada  : Nouveau cambriolage au centre de santé de Soyo, l’insécurité inquiète les riverains

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L’insécurité gagne du terrain à Allada Centre. Dans la nuit du dimanche 31 août au petit matin du lundi, le centre de santé de Soyo, situé à Houibatin dans l’arrondissement d’Allada Centre, a une nouvelle fois été la cible de malfaiteurs.

Selon les témoignages recueillis, les individus se sont introduits dans les locaux et sont repartis avec plusieurs biens. Parmi les objets dérobés figurent des effets personnels appartenant aux agents de santé, des affaires d’usagers venus en consultation, des power banks ainsi que du matériel médical.

Le plus préoccupant demeure le vol d’une somme d’environ 25 000 FCFA. Cette somme, destiné à couvrir les frais d’accouchement d’une femme hospitalisée en maternité, a disparu au cours de l’intrusion. Fort heureusement, aucun des trois nouveau-nés présents au moment des faits n’a été touché. Un soulagement pour les familles et le personnel, qui n’en demeurent pas moins sous le choc.

 

Un site déjà plusieurs fois visité

Ce n’est pas un fait isolé. D’après les informations recueillies sur place, le centre de santé de Soyo aurait déjà subi au moins trois cambriolages au cours des derniers mois. Les intrusions se produiraient le plus souvent durant les heures où la surveillance est la moins effective, en dépit de la présence d’un gardien. Face à cette récurrence, l’inquiétude des habitants ne cesse de croître. « Comment comprendre qu’un lieu dédié aux soins et à la préservation de la vie puisse être attaqué à répétition sans qu’une réponse sécuritaire durable ne soit apportée ? », s’interroge un riverain.

 

Un appel pressant aux autorités

Les populations interpellent aujourd’hui les responsables du centre, les autorités communales et les forces de sécurité. Elles exigent la mise en place de mesures concrètes et immédiates pour sécuriser l’établissement : renforcement de la surveillance nocturne, éclairage public, et collaboration plus étroite avec la police. Un centre de santé n’est pas un commerce comme les autres. C’est un lieu où des vies naissent, où des malades sont pris en charge, où des femmes en couches et des nouveau-nés doivent pouvoir être protégés. Attendre qu’un drame humain survienne avant d’agir serait une faute collective. En attendant, le personnel soignant poursuit sa mission, mais dans un climat d’insécurité qui hypothèque la qualité des soins et la sérénité des usagers.

 

B.K.