Europe : L’UE rouvre ses frontières à 15 pays, sous condition

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Les pays de l’Union européenne ont convenu de rouvrir leurs frontières et de l’espace Schengen à partir de mercredi 1er juillet aux voyageurs d’une liste de 15 pays, qui comprend la Chine sous condition. Sont exclus les États-Unis, selon un communiqué officiel publié mardi 30 juin.

 

L’Algérie, l’Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. Dès ce 1er juillet, l’Europe ouvre ses frontières à ces 14 pays. Cette liste, élaborée par les ambassadeurs des pays de l’Union européenne vendredi, a été dévoilée ce mardi 30 juin par les autorités de l’Union européenne (UE).

Le quinzième pays – la Chine –, s’ouvre aussi, mais sous condition. Il doit admettre sur son sol les visiteurs venant de l’Union européenne, ce qui n’est actuellement le cas que de façon limitée.

Les États-Unis exclus de la liste

Sont en revanche exclus de cette liste, qui a vocation à être actualisée toutes les deux semaines, les États-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie avec 125 928 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie et Israël notamment, où le virus sévit toujours.

Autorisation « partielle et progressive »

Prise entre des impératifs sanitaires et le souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme, l’Union européenne a convenu d’autoriser à nouveau les voyageurs de pays tiers à partir du 1er juillet, mais de façon « partielle et progressive ».

L’élaboration de la liste a été complexe, en raison de ses implications économiques et diplomatiques. Certains États membres mettaient en cause la fiabilité des données fournies par des pays tiers, comme la Chine. Et les Européens étaient plus ou moins désireux de lever les restrictions.

Très dépendante du tourisme, la Grèce a commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’Union Européenne, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de Covid-19 ne doit pas excéder 16 cas pour 100 000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours.

L’OMS pessimiste

L’évolution positive de la pandémie en Europe ne doit toutefois pas faire illusion. Au niveau mondial, la pandémie vient de franchir deux seuils symboliques : plus d’un demi-million de morts et dix millions de cas. La propagation « est loin d’être finie » et « s’accélère » même, a averti lundi 29 juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Nous voulons tous que tout cela se termine. Nous voulons tous reprendre nos vies. Mais la dure réalité est que c’est loin d’être fini », a mis en garde le directeur général de l’Organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le virus continue de frapper en Amérique du Sud, aux États-Unis et semble redémarrer en Chine, et dans un « monde divisé » et face à « un manque d’unité nationale et de solidarité mondiale […] le pire est à venir », a-t-il prévenu.

L’OMS va envoyer « la semaine prochaine » une équipe en Chine, où ce coronavirus est apparu en décembre 2019, pour déterminer son origine et mieux le comprendre.

 

 

 

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