Justin Koné Katinan placé sous mandat de dépôt en Côte d’Ivoire ce vendredi 11 septembre. Le 4e vice-président du PPA-CI était entendu depuis mercredi, où il avait été auditionné à la préfecture d’Abidjan, suite à une plainte du RHDP, le parti au pouvoir, pour diffamation notamment, avant d’être déféré ce vendredi matin à la section antiterroriste pour une seconde affaire, et c’est à la suite de cette audition qu’il a été inculpé.
C’est par un communiqué publié vendredi 11 septembre en début d’après-midi que le procureur de la République a confirmé le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan pour de multiples chefs d’inculpation, parmi lesquels : actes terroristes, attentat contre l’autorité de l’État ou encore participation à un mouvement insurrectionnel.
Au total, 17 chefs d’inculpation, passibles de la réclusion à perpétuité, selon l’un de ses avocats, Maître Sylvain Tapi. Des charges qu’il qualifie de « lourdes », tout en ajoutant que cette inculpation a choqué et révolté son client.
Justin Koné Katinan était entendu pour sa « participation aux troubles survenus pendant la période électorale de 2025 », peut-on lire sur le communiqué. Le procureur de la République rappelle que, dès le 24 octobre 2025, il avait prévenu que « les actes de violence commis pendant cette période ne resteraient pas impunis ».
Selon son avocat, l’annonce de son inculpation a choqué et révolté Justin Koné Katinan. Son client estime que « ses droits fondamentaux ont été violés ». Le PPA-CI condamne ce qu’il appelle un « kidnapping institutionnel » et exige la « libération immédiate et sans condition » de son 4e vice-président. « Tous les cadres du PPA-CI sont désormais des prisonniers ambulants en sursis », affirme le parti de Laurent Gbagbo, faisant le lien entre cette inculpation et la plainte initiale du RHDP. Sollicité, ce dernier n’a pas réagi.
Pas de réaction non plus du côté du PDCI, le principal parti d’opposition.
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