Après plusieurs mois de présence continue, les forces de sécurité déployées aux abords de la résidence de l’ancien président Boni Yayi ont été retirées. Cette décision, intervenue ce jeudi 22 juillet 2026 est perçue comme une première inflexion dans un climat sociopolitique longtemps marqué par la méfiance.
Depuis le début de l’année, la rue menant au domicile du Dr Boni Yayi, président du parti d’opposition Les Démocrates, était sous surveillance étroite. Hommes en armes et véhicules de police y stationnaient en permanence, instaurant une atmosphère viciée tant pour les riverains que pour l’entourage de l’ancien chef de l’État.
Dans la matinée du jeudi 23 juillet, le constat est sans équivoque : plus aucun dispositif policier n’obstrue l’accès au domicile de l’ancien président du Bénin. Selon des riverains, ce retrait est intervenu au lendemain de la confirmation officielle de la présence de Boni Yayi au Sénat.
Ce geste fait écho à une autre mesure intervenue précédemment. À la suite de l’investiture du président Romuald Wadagni, les gardes du corps qui avaient été retirés à l’ancien président lui ont été restitués.
Vers une nouvelle méthode de gouvernance
La libération de l’accès à la résidence de Boni Yayi intervient après des mois de crispation. Elle intervient dans un contexte où l’atmosphère politique nationale était jugée particulièrement tendue sous le mandat de l’ancien président.
Aux yeux de nombreux observateurs, cette décision constitue un pas significatif vers l’apaisement. Elle pourrait traduire une volonté de changement de méthode dans la conduite des affaires publiques.
L’espoir suscité va désormais au-delà du cas Yayi. En effet, dans les milieux politiques et au sein de la société civile, une question revient : cette ouverture préfigure-t-elle d’autres gestes ? Notamment la libération de détenus politiques et le retour d’exilés, séparés de leurs familles depuis plusieurs années?
B. KABLA