Coupe du monde 2026 :  L’Espagne en finale, la France éliminée 

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Dominée par l’Espagne au collectif impressionnant, l’équipe de France a été éliminée de la Coupe du monde (2-0) en demi-finale mardi 14 juillet. Les Bleus, qui n’ont pas existé en attaque, joueront la petite finale pour la troisième place, samedi, face au perdant d’Angleterre–Argentine.

 

Il n’y aura pas de troisième finale d’affilée pour les Bleus et pour Didier Deschamps, qui rêvait d’une troisième étoile pour la France. Les Bleus sont tombés sur plus forts qu’eux, et il y aura peut-être moins de regrets à avoir si, dimanche, l’Espagne brandit la Coupe. Ce ne serait que logique pour cette équipe qui a dominé l’équipe de France grâce à un collectif impressionnant et un réalisme clinique.

À vrai dire, on ne s’attendait pas à voir l’attaque des Bleus, si fringante, si efficace depuis le début de la Coupe du monde, être mise sous l’éteignoir par cette Espagne qui n’avait certes encaissé qu’un seul but dans le tournoi.

Les Bleus ont débuté le match un peu à l’envers et subi la première période. À ce niveau, quand tu commences avec un carton jaune pour Rabiot dès la 9e minute, un penalty provoqué par Digne et transformé par Oyarzabal (23e), et une sortie sur blessure de Saliba, tu sens que la soirée va être difficile. Et elle l’a été pour les hommes de Didier Deschamps. Incapables de répondre au niveau technique insolent du côté de la Roja, les Bleus ont souvent couru dans le vide lorsqu’ils déclenchaient leur pressing.

Une attaque aphone

Face à une Espagne rigoureuse, extrêmement disciplinée, Olise et les siens n’ont jamais su trouver les clés. Ce fut d’ailleurs un symbole de voir le meneur de jeu des Bleus être remplacé dès la 72e minute par Rayan Cherki. À ce moment, l’Espagne menait déjà 2-0 depuis la 58e minute grâce à Pedro Porro. Le défenseur latéral droit doublait la mise au terme d’une belle action collective, signature des Espagnols.

Les Bleus sont tombés parce qu’ils n’ont jamais pu jouer sur leurs qualités offensives, constamment pris avec intelligence, malice ou anticipation par la Roja. La connexion ne s’est jamais faite entre Mbappé et Olise. Le premier, quand il n’est pas hors jeu sur ses appels, se heurte aux anticipations de Simon. Le second est très surveillé, notamment par Rodri, qui ne le lâche pas. Ousmane Dembélé non plus n’y arrive pas dans son couloir ni dans ses choix, tout comme Barcola, remplacé en seconde période par Désiré Doué. Ce dernier aurait pu profiter d’une sortie ratée d’Unai Simon pour redonner espoir aux siens, mais il n’a pas osé tenter le lob de loin (80e).

Les Bleus n’ont eu véritablement une belle occasion qu’après l’heure de jeu, sur une frappe de Mbappé détournée en corner par Simon (66e). Le gardien n’a pas tremblé sur un coup franc du même Mbappé, qui était à l’entrée de la surface de réparation (87e). Comme un symbole de l’impuissance bleue face à la domination rouge.

La France est donc logiquement écartée par cette Espagne, qui prend plus que jamais le costume de favori à la victoire finale. Les Bleus joueront, eux, pour la troisième place. Un petit lot qui ne les consolera certainement pas.