(Le Président de la Confédération Africaine des Sports Boules mérite mieux ; Et si la Fédération béninoise de Pétanque et le ministère des sports revoyaient leur copie)
Alors que la 2ᵉ édition du Tournoi national de pétanque, organisée dans le cadre des festivités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, devait célébrer l’excellence sportive et le rayonnement de la discipline, un fit marquant est venu assombrir l’événement. Au cœur des débats : le traitement réservé au président de la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB), l’honorable Ibrahima Idrissou, lors de la cérémonie officielle suscite incompréhension, indignation et interrogations.
La 2ᵉ édition du Tournoi national nocturne de pétanque, initiée par le ministère des Sports et de l’Éducation civique en collaboration avec la Fédération béninoise de pétanque, a réuni de nombreux passionnés de la discipline venus des 12 départements du pays à l’occasion des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin. Mais au-delà de l’ambiance sportive et festive, l’événement a été marqué par une controverse liée au rôle accordé au président de la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB), l’honorable Ibrahima Idrissou.
Selon plusieurs sources concordantes, le président de la CASB figurait parmi les personnalités invitées à la cérémonie officielle de lancement. Toutefois, il lui aurait été indiqué qu’il ne prendrait pas la parole au cours de l’événement. Une situation qui a suscité de nombreuses réactions, au regard de son statut de premier responsable continental des sports boules.
Pour plusieurs observateurs, il apparaît difficile de comprendre qu’une manifestation nationale dédiée à la pétanque puisse se dérouler sans une participation visible de celui qui dirige aujourd’hui l’instance africaine de la discipline.
Un parcours de combattant
Les critiques portent également sur les interventions officielles prononcées au cours de la cérémonie. Ni le président de la Fédération béninoise de pétanque, Salim Bio Nigan, ni le ministre des Sports et de l’Éducation civique, Benoît Dato, n’auraient évoqué le parcours ou les responsabilités continentales exercées par Ibrahima Idrissou, le Béninois qui a tout donné à la pétanque dans son pays et en Afrique. Pour certains acteurs du mouvement sportif, cette omission constitue un manque de reconnaissance envers une personnalité qui a contribué à la visibilité de la pétanque au Bénin et sur le continent. On n’a pas encore oublié l’organisation du Championnat du monde accueilli à Cotonou en 2023. La pierre angulaire de l’organisation de ces 50èmes Mondiaux de Pétanque, faut-il le rappeler, c’est Ibrahima Idrissou Cela a été un parcours de combattant avant que ce digne fils ne décroche l’organisation pour son pays. L’Honorable Idrissou Ibrahima, Président de la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) avait témoigné toute sa reconnaissance envers le chef de l’État d’alors, Patrice Talon. pour son soutien.
Quelques années après, l’Honorable est -il déjà passé aux oubliettes? Cette situation relance le débat sur la valorisation des compétences nationales occupant des fonctions au sein des instances sportives internationales. Plusieurs observateurs estiment que l’accession d’un Béninois à la tête d’une organisation sportive continentale devrait être considérée comme une source de fierté nationale et bénéficier d’une reconnaissance publique, indépendamment des éventuelles divergences institutionnelles.
De nombreux passionnés de sport s’interrogent
À ce jour, aucune explication officielle n’a été apportée par la Fédération béninoise de pétanque ou par le ministère des Sports et de l’éducation civique sur les raisons ayant conduit à ce choix protocolaire.
De nombreux passionnés de sport s’interrogent ainsi sur les motivations réelles de cette décision. S’agit-il d’une simple maladresse dans l’organisation de la cérémonie ou d’un choix délibéré ? En attendant une éventuelle réaction des responsables concernés, le débat reste ouvert.
Ce qui devait être avant tout une célébration de la pétanque béninoise et de ses performances sportives se retrouve désormais au centre d’un débat qui risque de marquer davantage les esprits que les résultats enregistrés sur les terrains. Et pourtant, la compétition était placée sous le signe du rassemblement, de la cohésion et du vivre-ensemble, selon les organisateurs.
E.A.T.
A lire aussi:
La CASB et la Fédération échangent sur les préparatifs du tournoi de pétanque les 1er et 2 août