Le procès du tiktokeur Steve Wotto a connu un nouvel épisode mouvementé devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Entre déclarations véhémentes du prévenu, demande d’expertise psychiatrique formulée par sa défense et vives contestations de l’intéressé, les débats ont pris une tournure inattendue. L’affaire a été renvoyée.
La deuxième audience du procès du tiktokeur Steve Wotto s’est tenue le lundi 22 juin 2026 devant la chambre correctionnelle de la CRIET. Poursuivi pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État, harcèlement par le biais d’un système électronique ainsi qu’incitation à la haine et à la violence, le prévenu a une nouvelle fois comparu devant les juges dans une atmosphère particulièrement tendue.
Au cours des débats, son conseil a créé la surprise en sollicitant une expertise psychiatrique. Selon l’avocat, Steve Wotto aurait déjà bénéficié d’un suivi au centre psychiatrique de Jacquot. Afin d’étayer cette thèse, la défense a également demandé l’audition du père du prévenu pour apporter des précisions sur son état de santé mentale.
« Je ne suis pas fou »
La démarche de son avocat n’a toutefois pas reçu l’assentiment du principal concerné. Devant la Cour, Steve Wotto a rejeté avec vigueur l’hypothèse de troubles psychiatriques. « Je ne suis pas fou », a-t-il lancé aux juges, manifestant ouvertement son désaccord avec l’argumentaire développé par sa propre défense. Rapporte Libre Express.
Face à cette situation, le ministère public a demandé le renvoi du dossier. La juridiction a fait droit à cette requête et fixé la reprise des débats au 20 juillet 2026. Cette prochaine audience devrait permettre à la Cour de se prononcer notamment sur les demandes formulées par les différentes parties, dont celle relative à une éventuelle expertise psychiatrique.
Interpellé en avril dernier à la suite de plusieurs publications sur les réseaux sociaux, Steve Wotto est poursuivi pour des infractions liées à ses prises de position en ligne. Dès l’ouverture de son procès en mai 2026, il avait plaidé non coupable des faits mis à sa charge.
A. ABALLO