Annulation de la décision de la FIPJP : Le TAS rétablit la Confédération Africaine des Sports Boules dans ses droits

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La Confédération africaine des sports boules (CASB) a renoué avec son statut d’organisation continentale reconnue. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), siégeant à Lausanne, a rendu le 21 mai 2026 une sentence sans appel qui annule la décision de la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP) de lui retirer sa reconnaissance.

 

C’est l’essentiel du message délivré ce vendredi 12 juin 2026, au siège de la CASB à Cotonou, par le  président de la Confédération africaine des sports boules (CASB), He Idrissou Ibrahima, au cours d’une conférence de presse.

« Je vous dis merci d’avoir répondu à notre invitation. Nous sommes dans cette salle historique, lieu symbolique de nombreuses décisions qui ont marqué l’histoire des sports boules sur notre continent depuis près de 20 ans », a  déclaré le président Idrissou Ibrahima, dans ses propos liminaires.

Revenant sur la crise, il a rappelé que la CASB avait traversé « une période particulièrement agitée et difficile » après la décision du comité exécutif de la FIPJP, prise par visioconférence, de lui retirer sa qualité d’organisation continentale représentative de l’Afrique. Une sanction jugée « injuste et illégale » qui, selon le président Idrissou Ibrahima, a « profondément affecté le fonctionnement normal de la Confédération et porté atteinte à plus de vingt années d’efforts consacrés à la structuration et au rayonnement des sports boules africains ».

Convaincue de la légitimité de ses droits, la CASB a saisi le TAS le 11 mai 2025. La juridiction internationale a tranché le 21 mai 2026 : elle donne raison à la CASB, reconnaît le bien-fondé de sa démarche et sanctionne la décision de la FIPJP.

 

Intervention de Me Brice Houssou, avocat de la CASB

 

Me Brice Houssou a livré un résumé de la sentence arbitrale rendue par le TAS à Lausanne le 21 mai 2026 dans l’affaire opposant la CASB à la FIPJP. Statuant contradictoirement, dit-il, le Tribunal a admis partiellement l’appel introduit par la Confédération africaine des sports boules le 22 mai 2025 et annulé toutes les décisions du comité exécutif de la FIPJP portant retrait de reconnaissance ou exclusion de la CASB. Il a en conséquence aux dires de l’ avocat Brice HOUSSOU décider que la CASB regagnait son statut de confédération continentale au sein de la FIPJP, sans que cette réintégration n’entraîne son exclusion.

Me Brice Houssou a livré un résumé de la sentence arbitrale rendue par le TAS à Lausanne

 

 Me Brice HOUSSOU ajoute que le TAS a également rejeté la demande de la CASB visant l’annulation de toutes les autres mesures prises par le comité exécutif de la FIPJP. Concernant les frais, le Tribunal a décidé qu’ils seraient supportés à 90% par la FIPJP et à 10% par la CASB, a-t-il indiqué. La FIPJP, a par ailleurs été condamnée à verser à la CASB la somme de 3 000 francs suisses au titre des dépens et autres frais engagés dans le cadre de la procédure, a souligné l’avocat.

Pour Me Houssou, cette décision constitue « l’épilogue d’une série de manœuvres menées par l’ancien président de la FIPJP pour déstabiliser la CASB ». Il a rappelé que la crise s’était cristallisée autour de l’élection de M. Sadik Guermah au poste de secrétaire général de la CASB lors de la dernière Assemblée générale tenue à Cotonou. La FIPJP avait alors invoqué une procédure de sanction en cours contre l’intéressé aux dires de Me Brice HOUSSOU pour exiger son exclusion du comité exécutif, ce que le président de la CASB avait refusé, faute d’information préalable, souligne Me Brice HOUSSOU.

L’avocat a également mis en lumière les correspondances échangées fin 2024. Dès le 12 décembre, le président de la CASB avait informé la FIPJP de la tenue d’une Assemblée générale à Cotonou en avril 2025. En réponse, la FIPJP a suggéré aux fédérations africaines de ne pas participer à cette rencontre et de privilégier la création d’une nouvelle confédération. « C’est comme si, au football, le président de la FIFA demandait aux fédérations nationales de créer une nouvelle instance en marge de la CAF », a illustré Me Houssou.

Cette démarche aboutit, selon lui, à la convocation d’un prétendu congrès à Dakar en janvier 2025, sous l’instigation de la FIPJP, en vue d’ériger une confédération parallèle dénommée CASP. C’est sur la base de ces éléments que le comité exécutif de la FIPJP a prononcé le retrait de reconnaissance de la CASB, décision finalement invalidée par le TAS. « Voilà, entre autres faits, ce qui a justifié la saisine du TAS et l’annulation de cette décision », a conclu l’avocat.

Des révélations et un appel à l’unité

Présent à la conférence, le Secrétaire général de la CASB, M. Sadik Guermah, a dénoncé « des magouilles » et des tentatives d’ingérence visant à « anéantir des fédérations africaines pour en placer d’autres ». Il a cité le cas de la Fédération marocaine, dont le précédent président aurait refusé d’attaquer la CASB et aurait démissionné.

 

Le Président Idrissou Ibrahim et le Secrétaire général de la CASB, M. Sadik Guermah

S’adressant à la presse, il a lancé un appel : « …Ne défendez pas le pays, mais défendez l’Afrique, parce que c’est là où j’ai le problème. Vous avez une grande responsabilité. »

Pour le président Idrissou Ibrahima, cette sentence marque un tournant. Elle « constitue une victoire juridique majeure pour la CASB et, au-delà, pour l’ensemble du mouvement bouliste africain ». La CASB entend désormais se consacrer pleinement au développement de la discipline sur le continent.

 

Boniface KABLA

 

Communiqué Officiel de la CASB

 

La CASB rétablie dans tous ses droits par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS)

La Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) porte à la connaissance de l’ensemble des fédérations nationales africaines de sports boules, des athlètes, des dirigeants sportifs, des partenaires institutionnels ainsi que du mouvement sportif africain et international que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), par une sentence rendue le 21 mai 2026, a statué en faveur de la CASB dans le différend l’opposant à la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP).

Par cette décision, le TAS a reconnu le bien-fondé des prétentions de la CASB et a, en conséquence, rétabli l’Institution dans la plénitude de ses droits en tant que Confédération continentale représentative des sports boules en Afrique au sein de la FIPJP.

La sentence arbitrale met ainsi fin à une période de contestation institutionnelle et confirme la légitimité de la CASB à exercer l’ensemble de ses missions, prérogatives et responsabilités au service du développement des sports boules sur le continent africain.

Le TAS a également mis à la charge de la FIPJP le remboursement des frais d’arbitrage et de procédure, consacrant ainsi la position défendue par la CASB tout au long de cette procédure.

Le Comité Exécutif de la CASB se réjouit de cette décision qui réaffirme les principes de justice, d’équité, de respect des textes et de bonne gouvernance qui doivent guider l’administration du sport international.

La CASB adresse ses sincères remerciements :

  • aux fédérations nationales africaines qui lui ont témoigné leur confiance et leur soutien ;
  • aux dirigeants, athlètes, encadreurs et acteurs des sports boules du continent ;
  • aux conseils juridiques et experts qui ont accompagné la Confédération durant cette procédure ;
  • ainsi qu’à toutes les institutions sportives africaines et internationales qui ont continué à croire en la mission de la CASB.

Fidèle à sa vocation de rassemblement et d’unité, la CASB tend la main à l’ensemble des parties prenantes afin d’ouvrir une nouvelle étape fondée sur le dialogue, la coopération et le développement harmonieux des sports boules en Afrique et dans le monde.

Fait à Cotonou le vendredi 12 juin 2026

Pour le Comité Exécutif de la CASB

Honorable Président

 

El-Hadj Ibrahima IDRISSOU