(L’ancien ministre de l’agriculture, Issa Azizou, Président de la coalition des sages pour l’éléphant d’Afrique honore le Bénin en Zambie)
À l’occasion du Sommet de Lusaka 2026 du Réseau africain de conservation des chefs traditionnels (ATLCN), le gouvernement zambien, par la voix du ministère du Tourisme, a réaffirmé l’importance cruciale d’associer les autorités traditionnelles et les communautés locales à la préservation de la biodiversité. A cette rencontre, l‘ancien ministre de l’agriculture Issa Azizou, Président de la coalition des sages pour l’éléphant d’Afrique a honoré le Bénin.
La conservation de la faune sauvage ne peut plus se concevoir sans les principales populations concernées. C’est le message fort porté par le ministère zambien du Tourisme lors de l’ouverture officielle du Sommet de Lusaka 2026 de l’ATLCN. Représentant le gouvernement, le secrétaire permanent du ministère, M. Evans Muhanga, a insisté sur la nécessité de placer les chefs traditionnels au centre des stratégies de préservation du patrimoine naturel africain.
Les gardiens des terres et des savoirs
En première ligne face aux défis environnementaux et aux conflits croissants entre l’homme et la faune sauvage, les communautés locales supportent souvent le plus lourd fardeau. Pour M. Muhanga, les chefs traditionnels constituent bien plus que de simples autorités locales :
« Ce sont les gardiens de nos terres, de notre culture et de nos savoirs autochtones. Leur rôle est fondamental pour élaborer des stratégies de conservation qui protègent la faune tout en préservant les moyens de subsistance des populations. », rapporte Madame Nelly Banda-Chewe, Responsable principal des relations publiques au Ministère du Tourisme (Lusaka).
Sous l’impulsion du président Hakainde Hichilema, la Zambie entend ainsi promouvoir un tourisme durable fondé sur une participation active des communautés. L’intégration des connaissances ancestrales aux politiques modernes de conservation est présentée comme une solution durable pour bâtir des communautés résilientes et atteindre l’ambique objectif d’attirer cinq millions de touristes internationaux d’ici 2031.
Azizou El Hadj Issa honore le Bénin à cette plateforme d’échange et d’action
Le 5e sommet annuel du Réseau africain de conservation des chefs traditionnels (ATLCN) s’est tenu à Lusaka, en Zambie, du 27 au 29 octobre 2026. Organisé avec le soutien du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), ce rassemblement majeur a réuni des chefs coutumiers, des experts en biodiversité et des décideurs politiques de toute l’Afrique afin de renforcer la gestion communautaire de la faune
Le Sommet de Lusaka a réuni un panel d’experts de premier plan, des décideurs politiques et des figures de la conservation, à l’instar de M. Azzedine Downes (Fonds international pour la protection des animaux – [IFAW]), de M. Azizou El Hadj Issa (Conseil des sages de la Coalition africaine pour l’éléphant), du chef traditionnel ghanéen M. Kofi Adu-Nsiah, ainsi que de Son Altesse Royale le chef Lukwa, représentant l’ATLCN.
Faut-il le rappeler, l’ancien Ministre béninois de l’agriculture Azizou El Hadj Issa a occupé plusieurs fonctions à l’international dont le prestigieux poste de Président de la coalition des sages pour l’éléphant d’Afrique qui a son siège en Afrique du Sud. Cette coalition compte aujourd’hui plus d’une trentaine de pays africains grâce au leadership et au professionnalisme de ce digne fils du Bénin qui honore notre pays partout où il passe. Selon les informations, ses contributions ont été de taille à la rencontre de Lusaka, selon le rapport de la rencontre.
Au menu des discussions de ces assises de Lusaka :
La gouvernance communautaire des ressources naturelles.
Le développement d’alternatives économiques compatibles avec la protection de la faune.
La valorisation des savoirs et des pratiques traditionnelles de coexistence pacifique.
Aller au-delà de la simple protection
A ce sommet, le ministère zambien a salué l’action de l’ATLCN pour porter la voix des autorités traditionnelles sur la scène continentale. Pour les organisateurs et les partenaires, la conservation ne doit plus se limiter à la stricte protection des espèces : elle doit s’accompagner d’avantages concrets pour les populations locales à travers l’emploi, le tourisme durable et le développement des territoires.
Un appel a ainsi été lancé en faveur de partenariats renforcés entre gouvernements, autorités traditionnelles et acteurs de la conservation pour bâtir un avenir où la faune sauvage et les communautés prospèrent ensemble.
E.A.T.