Visite officielle : Le président nord-coréen Kim Jong-un  en Russie pour un sommet avec Vladimir Poutine

International

Depuis la semaine dernière, les spéculations allaient bon train sur un possible accord d’armement entre la Corée du Nord et la Russie. Celui-ci serait annoncé à l’occasion d’un sommet entre les dirigeants des deux pays. Le Kremlin a confirmé l’information qui circulait au conditionnel depuis plusieurs jours dans les médias japonais et sud-coréens.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un sera en « visite officielle » en Russie « dans les prochains jours », a indiqué lundi le Kremlin, qui n’a pas encore fait état de date précise pour une rencontre avec Vladimir Poutine. Le communiqué du Kremlin se borne à dire que la venue de Kim Jong Un se fait « à l’invitation du président russe » et que les deux présidents auront un entretien.

De nombreux médias japonais et sud-coréens assuraient que ce voyage était imminent depuis plusieurs jours, rapporte notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca. « Un train spécial qui transporterait Kim Jong-un semble être parti pour la Russie », voilà comment Yonhap, l’agence de presse sud-coréenne, rapportait l’information. Les renseignements de Séoul estiment qu’il a pour destination Vladivostok où Vladimir Poutine a prévu une visite de deux jours.

Pour ce qui serait le premier voyage officiel à l’étranger du leader nord-coréen depuis le début de la pandémie, il aurait choisi le mode de transport traditionnel de sa famille : le train. Il pourrait s’agir du luxueux train blindé utilisé en 2019 lors du premier sommet entre les deux hommes. Celui-ci aurait 90 wagons, des systèmes de communication de haute technologie, des écrans plats, des salles de conférences et pourrait même accueillir un hélicoptère en cas d’évacuation.

Pour plus de sécurité, trois trains opéreraient en même temps, un pour vérifier l’état des rails, un pour Kim Jong-un et ses proches et un autre pour le reste de la délégation. Seul problème, la vitesse. Il y a quatre ans, il avait mis près de 20 h à rejoindre Vladivostok, pourtant située à seulement 200 km de Pyongyang. Sur place, l’agence de presse Reuters décrit une présence policière plus élevée que d’habitude, sans qu’aucun autre signe ne vienne confirmer la visite de Kim Jong-un.

Avec RFI