Côte d’Ivoire : Le gouvernement tend la main à l’opposition

Afrique

Alors que la Côte d’Ivoire s’enfonce dans une crise pré-électorale, le gouvernement semble lâcher un peu de lest, notamment à propos de la CEI, conséquence de la médiation de la Cédéao des 18 et 19 octobre. 

Mercredi 21 octobre, à l’issue d’une réunion avec des partis politiques mais à laquelle aucun poids lourd de l’opposition ne s’est rendu, le gouvernement a fait quelques concessions, sur la Commission électorale notamment.

Un fauteuil de plus, c’est-à-dire un cinquième siège octroyé à l’opposition au sein de la CEI, la vice-présidence du bureau de la commission centrale de l’institution pour le PDCI, et la recomposition des Commissions électorales locales : voilà ce qu’a concédé le gouvernement à une opposition qui exige depuis plusieurs semaines une refonte complète de la CEI et du Conseil constitutionnel ainsi qu’un audit de la liste électorale.

Autre geste du gouvernement : la possibilité d’une rencontre Ouattara-Bédié est évoquée. Le communiqué dit en tout cas la « disponibilité du chef de l’État ». Enfin le gouvernement appelle l’opposition à « lever sans délai le mot d’ordre de désobéissance civile ».

Pour le moment, l’opposition n’a pas réagi à ces propositions, mais d’ores et déjà mercredi, avant la rencontre, Pascal Affi N’guessan avait indiqué que l’opposition n’était ouverte à des négociations « que dans le cadre d’une facilitation internationale ».

« L’opposition politique et les candidats Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’guessan ne sauraient participer à une rencontre sous la présidence d’un quelconque membre du gouvernement de Côte d’Ivoire », a ajouté le candidat FPI qui appelait une nouvelle fois à l’ouverture d’une transition après le 31 octobre.

RFI

 

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